Intervention de Béatrice Piron

Séance en hémicycle du mercredi 13 février 2019 à 15h00
Pour une école de la confiance — Après l'article 1er

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaBéatrice Piron :

Comme chacun ici, je suis très impliquée dans la promotion de la formation aux gestes qui sauvent et aux premiers secours. Toutefois, l'objet de mon amendement est un peu différent.

Tout d'abord, je tiens à saluer les progrès réalisés par l'éducation nationale depuis 2016, ainsi que les actions qu'elle a entreprises. Citons notamment le programme APS – Apprendre à porter secours – proposé à l'école primaire et le module « Gestes qui sauvent », initialement créé par les sapeurs-pompiers après les attentats de 2015 et désormais proposé par l'éducation nationale.

L'an dernier, plus de 400 000 élèves de troisième ont reçu cette formation. Nous nous approchons à grands pas de l'objectif clairement défini à l'article L. 312-13-1 du code de l'éducation, qui dispose que « tout élève bénéficie [… ] d'une sensibilisation à la prévention des risques et aux missions des services de secours ainsi que d'un apprentissage des gestes élémentaires de premier secours. » Ce point est essentiel.

Dans chaque académie, des enseignants ainsi que des infirmiers sont d'ores et déjà formés à cet effet et capables de dispenser cette formation. J'ai moi-même trouvé, sur le site internet du ministère, le guide pédagogique intitulé « Les gestes qui sauvent ». Très bien fait, il indique que les enseignants peuvent la dispenser s'ils sont titulaires d'un certificat prévention et secours civiques de niveau 1 – PSC1 – datant de moins de trois mois et s'ils ont été formés à cet effet.

Le premier objectif de l'article L. 312-13-1 du code de l'éducation est bien de faire en sorte que chaque jeune bénéficie d'une initiation en la matière. Toutefois, cet article comporte une seconde phrase selon laquelle « cette formation ne peut être assurée que par des organismes habilités ou des associations agréées ».

Or certains enseignants et certains personnels de l'éducation nationale dispensent d'ores et déjà cette formation. Il n'est pas obligatoire de recourir à des organismes habilités ou à des associations agréées pour ce faire. Le module « Gestes qui sauvent » donne lieu à la délivrance d'une attestation distincte du certificat PSC1, lequel sera obtenu ultérieurement dans le cadre du SNU.

Cet amendement vise à élargir un peu le champ de l'article L. 312-13-1 du code de l'éducation, afin de conférer à l'éducation nationale la capacité de former elle-même bien plus d'élèves de troisième qu'elle n'en forme à l'heure actuelle. Telle quelle, sa rédaction impose de recourir à des organismes extérieurs, ce qui induit des dépenses inutiles.

2 commentaires :

Le 28/02/2019 à 11:51, Bachelier (Retraité, ex Informaticien) a dit :

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Bonjour,

Bravo de votre soutien à cette formation aux premiers secours, mais notez que les gens (pompiers) sur le terrain sont beaucoup plus aptes que les enseignants. Ces formations évoluent sans cesse.

Jean Pierre

Vous trouvez ce commentaire constructif : non neutre oui

Le 28/02/2019 à 12:03, Bachelier (Retraité, ex Informaticien) a dit :

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re bonjour,

Je suis toujours très étonné du manque de connaissance sur l'économie de mes amis et collègues ... Pour y remédier ne pensez-vous pas que l'E.N. pourrait dispenser cette formation dès le + jeune age ? Et en particulier sur le budget de l'état.

Vous trouvez ce commentaire constructif : non neutre oui

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