Intervention de Christian Hutin

Séance en hémicycle du lundi 18 février 2019 à 16h00
Agenda commercial européen et accord de partenariat économique entre l'union européenne et le japon — Discussion générale

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaChristian Hutin :

Mais ce n'est qu'une résolution, et vous savez bien comment ces négociations fonctionnent ! Cet accord n'est pas vraiment conforme aux normes auxquelles nous tenons, en particulier les normes environnementales résultant des accords de Paris.

Nous avons entendu, l'autre jour, Mme Loiseau, qui est très gentille mais qui nous a pris pour des imbéciles au sujet de la Constitution. Cela, madame la présidente, il ne faudra jamais l'oublier : la manière dont elle nous a considérés – vous comme nous, d'ailleurs – est absolument lamentable ! On en reparlera, la prochaine fois. Certains comportements à l'égard du Parlement ne sont pas acceptables.

Pour en revenir au Japon, ses normes ne sont pas les mêmes que les nôtres, notamment dans le domaine environnemental, où nous appliquons les accords de Paris. Le Japon n'a pas signé non plus la résolution sur le travail forcé, et ne respecte pas d'autres normes qui correspondent pour nous, comme pour vous, monsieur Maire, à des causes légitimes. Encore n'est-ce pas le pays le plus dangereux, dans la mesure où c'est surtout dans le domaine de l'électronique, avec Samsung, notamment, qu'il cherche à s'imposer.

Nous devons donc décider clairement de ce que nous voulons faire. Je le dis clairement : la résolution proposée par le groupe La République en marche est une forme d'alerte. Elle est belle, et je trouve cette démarche intéressante. Mais nous ne sommes pas au niveau.

Les Japonais ont dans leur culture le wabi-sabi : l'art de la perfection et de l'imperfection. Là, on est tombé sur la perfection du libéralisme et l'imperfection dans les domaines du social, du service public ou encore de la culture.

Je vous demande donc de tout coeur, en sachant, monsieur Maire, combien vous êtes soucieux du social, de la culture et du respect des autres, de penser que le Parlement a encore une existence. Heureusement que la présidente de la commission des affaires étrangères, notamment, la défend. Sinon, il ne servirait plus à rien que nous nous réunissions.

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