Intervention de Christian Hutin

Séance en hémicycle du lundi 18 février 2019 à 16h00
Agenda commercial européen et accord de partenariat économique entre l'union européenne et le japon — Explications de vote

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaChristian Hutin :

Je me réjouis qu'ait été acceptée la demande, formulée par Jean-Paul Lecoq et votre serviteur, de prévoir des explications de vote à l'issue de cet important débat – ce n'est pas le fait du prince : la jurisprudence existe !

Je vous remercie de vos propos, monsieur le secrétaire d'État. Nous n'en avons pas vraiment l'habitude, y compris la semaine dernière avec Mme Loiseau, laquelle jugea notre conception de la Constitution un peu trouble et ne s'est montrée agréable à l'endroit d'aucun des parlementaires présents en commission. Ce débat a été d'une autre allure. Croyez bien qu'il est difficile, pour des parlementaires, d'accepter qu'on leur fasse comprendre qu'ils ne sont rien, ou pas grand-chose. Je suis extrêmement en colère.

La décision de la Cour de justice de l'Union européenne est décisive. Peut-être est-ce notre dernier débat sur un traité de commerce international, sauf si des résolutions sont proposées. Nous qui sommes minoritaires ne pouvons beaucoup le faire. Cela dépendra donc de la majorité. Or c'est là un problème essentiel de souveraineté nationale ! La nouvelle doctrine économique européenne devient totalitaire, ce qui, à nos yeux, est extrêmement grave : nous ne pourrons plus discuter d'un quelconque traité économique. J'appelle votre attention sur ce point. Je remercie Jacques Maire de l'avoir fait, d'y avoir braqué le spotlight, car c'est essentiel, indispensable pour la démocratie française.

J'ai beaucoup de respect pour vous, monsieur le secrétaire d'État : il faut faire remonter cela très haut, au-delà de la ministre chargée des affaires européennes selon qui les imbéciles que nous sommes ne connaissent pas la Constitution, etc. Il est important de le faire.

Enfin, c'est la dernière fois que j'accepterai qu'un ministre me prévienne très tardivement de sa venue chez moi – en l'occurrence, à 13 heures 57 – alors que je suis dans l'hémicycle et que je ne peux donc pas participer au grand débat. C'est absolument lamentable, honteux et inadmissible.

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