Intervention de Alexis Corbière

Séance en hémicycle du lundi 18 février 2019 à 16h00
Agenda commercial européen et accord de partenariat économique entre l'union européenne et le japon — Explications de vote

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaAlexis Corbière :

Vous avez répondu avec votre style, monsieur le secrétaire d'État, et avec une grande correction mais, pardonnez-moi, sans prendre le moins du monde la mesure de la gravité de l'enjeu. Nous sommes en total désaccord avec ce que vous avez dit, avec ce que vous faites.

Ce désaccord ne concerne rien moins que l'avenir de l'humanité. Pour paraphraser Marx, que vous avez cité, le libre échange est en train d'épuiser le travailleur et la nature : les principaux effets des gaz à effet de serre viennent précisément de ce grand déménagement de la planète que vous poursuivez, accentuez et justifiez.

Nous vous avons donné des arguments, tout à l'heure. Nous avons évoqué l'avenir des baleines. Qu'en pensez-vous ? Ne voyez-vous pas que cet accord – déjà entériné, sur lequel nous ne discutons que pour la forme – ne propose aucune réponse ? Là est le problème, sur cette question si grave : un tiers de l'économie mondiale, 40 % des échanges mondiaux, 600 millions d'habitants concernés, et nous en sommes réduits à vous entendre dire : « Ne vous inquiétez pas, nous serons vigilants » ! Aucune mesure n'a pourtant été prise pour enrayer la destruction de la nature.

Que nous reste-t-il ? Cette tribune ? Nous nous sommes exprimés et nous continuerons à le faire dans le débat public pour dire ce qui est en train de se passer. Non, le CETA n'est pas un bon accord ! Il ne fait qu'accélérer la destruction de la planète. Le libre échange, dont vous faites l'éloge, est mortifère pour les économies, la nature, les peuples. Le nouvel accord que vous nous proposez va dans le même sens. Alors, nous continuerons à nous montrer pédagogues, à dire ce qu'il recouvre, à prendre le peuple à témoin car, oui, il doit être informé de ce qui est en train de se passer.

Notre collègue Hutin l'a dit : c'est ici que des choses aussi importantes devraient se décider !

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