Intervention de Erwan Balanant

Séance en hémicycle du jeudi 21 février 2019 à 9h30
Référendums d'initiative citoyenne — Discussion générale

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaErwan Balanant :

« Qui voudrait encore gouverner ? Qui voudrait encore obéir ? Ce sont deux choses trop pénibles. » Ces mots de Nietzsche, dans Ainsi parlait Zarathoustra, résument bien l'essence des maux exprimés ces derniers mois au sein de notre société.

Nous faisons face à des taux d'abstention inédits et à une profonde remise en question de notre modèle représentatif. Pour 84,5 % des Européens, les responsables politiques font primer, en majorité, un intérêt particulier sur les attentes des citoyens. Plus alarmant, 33 % des Européens ne manifestent aucun attachement à la démocratie et estiment que d'autres systèmes politiques seraient tout aussi efficaces et souhaitables.

Le groupe MODEM et apparentés considère qu'il est primordial d'accorder la plus grande attention à tous les symptômes de cette défiance croissante envers nos institutions. Nous devons être en mesure d'y apporter des réponses claires et adaptées. C'est un préalable indispensable à une refonte claire et pragmatique de notre pacte démocratique, car il nous faut aujourd'hui rebâtir la confiance pour réenchanter la démocratie.

Le texte dont nous sommes saisis aujourd'hui par Jean-Luc Mélenchon et le groupe La France insoumise vise à introduire le référendum d'initiative citoyenne dans notre Constitution. Il propose de le faire sous quatre formes : le référendum législatif, le référendum abrogatif, le référendum révocatoire, et le référendum constituant. Si ces mécanismes sont nobles et méritent incontestablement d'être débattus, les modalités d'encadrement qui nous sont proposées traduisent des considérations d'opportunisme politique évidemment liées à la crise des gilets jaunes. Les députés du groupe LFI l'ont d'ailleurs revendiqué tout à l'heure.

1 commentaire :

Le 27/02/2019 à 23:05, Laïc1 a dit :

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"Plus alarmant, 33 % des Européens ne manifestent aucun attachement à la démocratie et estiment que d'autres systèmes politiques seraient tout aussi efficaces et souhaitables."

En Suisse, le pays des référendums, il n'y a pas de partis extrémistes, bizarre, non ?

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