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Intervention de Magalie Seron

Réunion du jeudi 24 janvier 2019 à 11h00
Mission d'information relative aux freins à la transition énergétique

Magalie Seron, directrice territoriale de GRDF pour le Maine-et-Loire :

Concernant la baisse des coûts, il faut savoir qu'il existe plusieurs méthanisations. Les méthaniseurs les plus efficaces utilisent plutôt des déchets de céréales et pas nécessairement des effluents d'élevage. Cette dernière méthode constitue pourtant sans doute le mode de méthanisation apportant le plus d'externalités positives, dans la mesure où le fumier existe, est laissé au sol, se composte naturellement et où le CH4 est libéré dans l'atmosphère, avec un pouvoir de réchauffement que l'on connaît. Elle permet également de créer le plus d'emplois directs et indirects : on parle en Maine-et-Loire d'une quinzaine de projets, représentant 150 à 200 exploitations bénéficiant d'une pérennité de revenus. Combien d'emplois crée-t-on lorsque l'on implante une éolienne ou des panneaux photovoltaïques ?

Maintenir la méthanisation permet en outre de capter le carbone. Le sujet n'est en effet pas seulement de produire des énergies renouvelables, mais aussi de capter le carbone, de diminuer les gaz à effet de serre et de maintenir la biodiversité.

Certes le gouvernement ne peut pas tout payer, mais peut-être la taxation carbone pourrait-elle être réorientée pour ce type de projets, ce qui permettrait de diversifier les sources de revenus pour les méthaniseurs.

Je terminerai en évoquant la question de l'acceptabilité. Il existe deux leviers dans ce domaine. On peut d'une part faire en sorte que les porteurs de projets communiquent mieux, avec l'aide de l'ADEME ou de France Nature Environnement (FNE) notamment. Une charte de bonnes pratiques a ainsi été élaborée dans les Hauts-de-France. La fiscalité est également un aspect important pour convaincre : si les élus pouvaient montrer à leurs concitoyens que ces projets apportent quelque chose aux territoires et ne constituent pas seulement une source de nuisances, alors la situation changerait certainement. On a mentionné la taxation carbone. Un élu de Mayenne m'a récemment informée de l'utilisation de ce dispositif dans le cadre de la fusion des communes nouvelles : cela a très bien fonctionné, sans nécessairement coûter très cher à l'État. Il s'agit d'un signal très positif pour les collectivités et les élus.

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