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Intervention de Cédric Philibert

Réunion du jeudi 7 mars 2019 à 11h05
Mission d'information relative aux freins à la transition énergétique

Cédric Philibert, analyste à la Renewable energy division de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) :

C'est tout à fait possible, mais ma préférence va aux carburants liquides, plus commodes d'emploi pour la mobilité. Comme l'électricité, la biomasse est versatile et peut servir à beaucoup de choses mais elle ne peut pas faire tout à la fois. Je ne suis guère tenté de mettre des quantités phénoménales de biogaz ou de gaz renouvelable dans les véhicules. Les liquides ont le mérite de la simplicité. Pour les bâtiments, on considère que la pompe à chaleur atteint sa limite dans les pays froids sujets à des pics de basse température, lesquels, de surcroît, exigent un appel d'énergie très important. Vouloir répondre à ce besoin uniquement par l'électricité, même avec des pompes à chaleur efficaces, c'est risquer de surbâtir le système électrique aux dépens des réseaux de gaz, au moins dans les centres urbains. Or le stockage du gaz est beaucoup plus commode que le stockage de l'électricité. Il faut garder un peu de chauffage au gaz en combinaison avec les pompes à chaleur pour écrêter les points de froid, et utiliser ainsi la méthanation.

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