Intervention de Éric Diard

Séance en hémicycle du mercredi 3 avril 2019 à 15h00
Débat sur la démocratie et la citoyenneté

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaÉric Diard :

Un élément de ce débat a attiré mon attention : le Conseil économique social et environnemental, dont le Gouvernement veut faire un « espace de la démocratie délibérative ». Or qu'y a-t-il de démocratique à donner des pouvoirs à une assemblée dont les membres sont nommés par les syndicats et par le pouvoir exécutif ?

Permettez-moi de vous rappeler les termes de l'article 3 de la Constitution : « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum. »

Quelle est la légitimité des membres du CESE ? Ils ne se sont pas présentés devant le suffrage universel, mais sont simplement nommés. Tel a été le cas de M. Delevoye, l'ancien président du CESE, chantre du « nouveau monde » après avoir été, je le rappelle, candidat malheureux à la présidence du RPR en 1999.

En 2010, j'ai été le rapporteur du projet de loi organique relatif au CESE, qui faisait déjà l'objet de remises en cause. Force est de constater que cette loi organique n'est pas parvenue à mettre fin à un problème qui tient à l'existence même du CESE.

Vous voulez parler d'économies ? Rappelons que le CESE coûte 40 millions d'euros chaque année, soit 170 000 euros par conseiller ou 1,5 million d'euros par rapport produit !

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