Intervention de Muriel Pénicaud

Séance en hémicycle du mardi 7 mai 2019 à 15h00
Questions au gouvernement — Mobilisation nationale pour l'emploi

Muriel Pénicaud, ministre du travail :

Oui, vous l'avez dit, madame la députée, le Premier ministre a réuni hier les représentants de toutes les associations d'élus, des collectivités territoriales, des partenaires sociaux, des associations dans le domaine écologique, social et familial, afin de voir ensemble comment franchir une étape supplémentaire, après celle des lois, des programmes, des financements, pour s'assurer que ces politiques parviennent au but, c'est-à-dire à chacun de nos concitoyens, dans leur quotidien.

Oui, les politiques publiques comportent des angles morts, souvent à l'intersection de plusieurs d'entre elles. Par exemple, la dynamique impulsée par la loi sur l'apprentissage est réelle puisque le nombre d'apprentis a augmenté de 8 % l'année dernière. Cette dynamique est encore plus forte en début d'année, avec une hausse de 40 % des demandes des jeunes.

Ces jeunes doivent trouver des entreprises, et les entreprises veulent trouver des jeunes : il faut donc faire se rencontrer l'offre et la demande. Certains jeunes qui vivent en zone rurale doivent aller en internat ou trouver un logement. En la matière, les compétences sont très diverses : région, département, commune, État, partenaires sociaux, entreprises… Il en est de même en matière de transport. Sans compter que des jeunes de 28 ou 30 ans en apprentissage peuvent être aussi confrontés à des problèmes de garde d'enfants… Nous voyons bien que c'est la mobilisation de tous les acteurs, sur le terrain, qui importe, et que les questions doivent être traitées à Perpignan, à Strasbourg ou en Charente, et pas seulement à Paris à travers des textes de loi.

Dans cette mobilisation, bien d'autres questions sont tout aussi importantes, dont celle des freins à la reprise d'emploi. Nous avons les programmes de formations, nous avons les financements, avec le plan d'investissement compétences, mais, sur le terrain, il faut parvenir à réaliser un ajustement subtil.

Il en est de même s'agissant de l'accompagnement des territoires pour les questions liées à la transition écologique, aux demandeurs d'emploi, à la garde d'enfants – en particulier pour les mères seules – ou au logement.

Sur tous les sujets, cette mobilisation territoriale, en commençant par les préfets et les présidents de région, qui verront s'il est besoin d'agir au plan infra-territorial, nous permettra d'aller plus loin.

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