Intervention de Josette Manin

Séance en hémicycle du vendredi 17 mai 2019 à 9h30
Transformation de la fonction publique — Article 14

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJosette Manin :

Ou peut vivre de rêves, monsieur le secrétaire d'État. Le mien et celui des autres élus ultramarins est de voir s'installer, dans les outre-mer, un nouvel institut régional d'administration – IRA – , dont la maquette pédagogique serait davantage axée sur les spécificités du droit et de l'action publique dans ces territoires.

Les annonces présidentielles concernant la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires en cinq ans ont vite freiné cet élan et nous ont bien réveillés !

Quelque 2,7 millions de nos concitoyens résident dans les outre-mer. Il n'y aurait donc rien d'absurde à ce que des lauréats ultramarins du concours d'attaché d'administration de l'État aient le désir et l'ambition d'être formés, chez eux, dans un IRA spécifique.

Je tiens à rappeler que la loi de programmation relative à l'égalité réelle outre-mer, dite loi EROM, avait prévu l'adoption, dès 2019, de plans de convergence destinés à penser l'avenir de nos territoires sur dix à vingt ans. Ces plans de convergence ont une portée considérable pour nos territoires, et il faudra des fonctionnaires d'État dévoués et rodés aux réalités ultramarines pour les appliquer.

Mon collègue Serge Letchimy a déposé un amendement relatif à la préférence locale dans la fonction publique. Mon intervention procède de la même analyse et sert les mêmes desseins : juguler le départ massif, de nos territoires, des forces vives qui se destinent à la fonction publique ; favoriser dans la durée l'ancrage ultramarin des élèves-fonctionnaires, dans le strict respect des règles de la fonction publique et des souhaits de chacun ; accélérer et diversifier, avec leur concours, le développement socio-économique de nos territoires dans une logique d'innovation et de durabilité.

Actuellement, les élèves-fonctionnaires de chacun des cinq IRA sont affectés, à l'issue de leur scolarité, sur les postes ouverts dans l'interrégion correspondante. Des postes extérieurs à ces régions, situés notamment outre-mer, peuvent être pourvus à la faveur de discussions entre les directeurs d'IRA et votre ministère.

Ne serait-il pas utile, monsieur le secrétaire d'État, de repenser la formation initiale dispensée par les IRA et de donner une nouvelle dimension aux primo-affectations des attachés d'administration de l'État dans les outre-mer ?

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