Intervention de Stéphanie Kerbarh

Séance en hémicycle du vendredi 14 juin 2019 à 15h00
Mobilités — Après l'article 37 bis ae

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaStéphanie Kerbarh :

Le 8 juillet 2017, Hugo, 24 ans, est victime d'un accident en mer, au large de Fécamp. Éjecté du bateau à moteur qu'il avait loué, il est heurté par l'hélice. Son artère fémorale est sectionnée ; il subit un arrachement massif de masse musculaire à la cuisse et des cartilages internes du genou, qui donnent lieu à six jours de coma artificiel, seize passages au bloc opératoire et quatre-vingt-trois jours d'hospitalisation, dont plus de soixante dans une immobilisation quasi totale.

Hugo est un marin expérimenté, moniteur de voile, détenteur du permis bateau, qui navigue depuis son plus jeune âge. Par miracle, il est sauf aujourd'hui.

Cet accident dû à une hélice de bateau n'est pourtant pas un cas isolé – il en existe plusieurs par an, qui sont presque toujours fatals. Nous ne pouvons pas regarder ailleurs : en tant que décideurs politiques, il est de notre devoir d'agir. Le Gouvernement travaille avec les différents acteurs afin d'instaurer un Système national d'observation de la sécurité et des activités nautiques – SNOSAN – visant à mieux prévenir les accidents dans la pratique des sports nautiques. Je tiens à saluer cette démarche, qui va dans le bon sens.

Cet amendement vise à améliorer la protection et la sécurité des sportifs, en déployant un système de protection des hélices sur les moteurs des bateaux des clubs et associations nautiques.

En France, la Société nationale de sauvetage en mer, la SNSM, a d'ores et déjà équipé ses bateaux légers d'un système de protection. La solution technique existe. Il est donc possible de la mettre en place là où cela est nécessaire. Son coût, dérisoire, n'est rien à côté des souffrances engendrées par ces accidents.

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