Intervention de François-Michel Lambert

Séance en hémicycle du vendredi 28 juin 2019 à 15h00
Énergie et climat — Après l'article 6

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaFrançois-Michel Lambert :

La loi de transition énergétique a fixé des objectifs ambitieux pour remplacer les réseaux de chaleur issus des énergies fossiles par des énergies locales, renouvelables ou de récupération – bois énergie, géothermie, solaire thermique, chaleur fatale des processus industriels et du traitement thermique des déchets – ; elle prévoit notamment de multiplier par cinq la quantité de chaleur et de froid de récupération livrée par réseau d'ici 2030. C'est une bonne chose : l'énergie doit être ancrée dans les territoires, ce sera son meilleur moyen d'être facteur de résilience et la meilleure réponse aux enjeux climatiques.

Dans le but d'atteindre ces objectifs, les réseaux de chaleur alimentés à plus de 50 % par des énergies renouvelables ou de récupération sont soutenus financièrement par l'État dans le cadre du Fonds chaleur piloté par l'ADEME. Mais, dans le même temps, plusieurs dispositifs de soutien à la rénovation financés par l'État – crédit d'impôt transition énergétique, éco-prêt à taux zéro – ou par les consommateurs – certificats d'économie d'énergie – peuvent favoriser des opérations visant à installer des dispositifs de chauffage en lieu et place du raccordement à un réseau de chaleur vertueux : par exemple, un consommateur peut faire le choix de se désaccorder d'un réseau de chaleur vertueux à de multiples titres – au titre de la transition énergétique, au titre de la démarche collective, au titre de l'ancrage territorial et du développement économique local – pour profiter d'une chaudière à haute performance – probablement fabriquée hors Union européenne – , auquel cas il bénéficiera tout de même des aides étatiques. C'est à cette situation ubuesque que notre groupe Libertés et territoires propose de mettre fin par cet amendement.

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