Intervention de Thomas Gassilloud

Réunion du mercredi 12 juin 2019 à 10h00
Commission de la défense nationale et des forces armées

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaThomas Gassilloud :

Mon général, un ancien chef d'état-major des armées déclarait : « S'ils n'ont pas compris que la dissuasion nucléaire permet d'atteindre le coeur de leurs intérêts vitaux, il faut leur faire comprendre d'une manière ou d'une autre, et rien ne peut mieux le faire que l'ultime avertissement ».

Dans le dialogue stratégique, j'aimerais que vous puissiez nous indiquer si vous possédez des moyens qui permettent au président de la République de disposer d'une option intermédiaire, avant d'envisager le déclenchement du feu nucléaire pour restaurer la dissuasion ?

Vous avez évoqué notamment la possibilité de faire décoller le raid nucléaire sans l'engager, c'est une première réponse, mais avons-nous d'autres moyens d'envoyer un ultime avertissement ? Je pense, par exemple, au fait de tirer un ASMPA non chargé ou d'utiliser des impulsions électromagnétiques.

Enfin, une question corollaire concernant le paramétrage des ASMPA. Si j'ai bien compris, le M-51 qui est tiré d'un SNLE est paramétré à son départ ; à quel moment ce paramétrage se fait-il dans le cadre d'un raid aérien ? Une question en lien avec celle de mon voisin, puisque dans le cadre des FANu les Rafale sont monoplaces, alors que dans le cadre des FAS, ils sont biplaces.

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