Intervention de éric Dubouchet

Réunion du mardi 9 juillet 2019 à 10h00
Commission d'enquête sur la situation et les pratiques de la grande distribution et de ses groupements dans leurs relations commerciales avec les fournisseurs

éric Dubouchet :

Très sincèrement, je n'ai pas en tête de cas particulier. Effectivement, présenté de cette façon, cela paraît disproportionné. Je vais juste rappeler par rapport à notre périmètre, que plus des deux tiers des industriels avec lesquels nous travaillons font plus de 500 millions, voire plusieurs milliards, et sont en France. Et la France pèse pour eux entre 5 et 8 %. Je pourrai préciser les chiffres pour Carrefour si vous le voulez, mais c'est dans cette fourchette-là de leur chiffre d'affaires.

La France est un pays important, mais un pays sans croissance pour eux. Et donc au niveau des services pour ces industriels, c'est important que la France fasse partie du périmètre. Je parle de 95 % du périmètre des gens avec qui on traite.

Pour ce qui est du cas d'un petit fournisseur… à part un ou deux cas, personne ne fait moins de 10-15 millions d'euros environ. Là, vous me parliez certainement d'industriels français, mais j'ai aussi quelques cas d'industriels italiens ou espagnols qui sont forts dans le pays d'origine, et qui nous demandent de l'aide à l'international, de les accompagner, d'avoir accès au data sharing pour comprendre le marché.

Ensuite, en fonction de la résonance que leur marque a auprès du consommateur – espagnol, italien, français ou belge – là où nous allons ensemble, il y a un succès plus ou moins immédiat ou rapide. Et effectivement, comme la base de départ intègre le pays d'origine, en général il y a deux options : soit il est intéressé, c'est un investissement et le retour sur investissement se fait sur plusieurs années, comme tout investissement. Soit cet industriel décide finalement que l'international lui coûte énormément et que cela ne rencontre pas l'adhésion des consommateurs dans les différents pays. Dans ce cas, en général il vient nous voir et on en discute.

Aucun commentaire n'a encore été formulé sur cette intervention.

Cette législature étant désormais achevée, les commentaires sont désactivés.
Vous pouvez commenter les travaux des nouveaux députés sur le NosDéputés.fr de la législature en cours.