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Intervention de Claire Pitollat

Réunion du mercredi 5 juin 2019 à 9h30
Commission des affaires sociales

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaClaire Pitollat :

Merci Madame la Présidente.

Merci Madame la Présidente de l'IRSN et Monsieur le Directeur général pour ces propos très intéressants.

Je me réjouis que l'audition ait lieu aujourd'hui. Je l'avais proposée à notre commission et je remercie la Présidente de l'avoir acceptée.

Lorsque l'on pense nucléaire, on pense avant tout énergie et réacteurs. Or, vous l'avez bien expliqué, l'IRSN intervient dans notre santé, car le nucléaire est un outil et un moyen thérapeutique répandu dans le domaine médical. Nous aurions tort de négliger ceux qui contrôlent ces outils et moyens particuliers, et qui en connaissent les impacts sanitaires. Le Code de la santé publique stipule d'ailleurs que l'exposition moyenne de la population aux rayonnements ionisants, liés aux actes de diagnostic médical, est estimée et analysée périodiquement par l'IRSN. Le nucléaire est de plus en plus un moyen employé dans l'imagerie médicale, dans les thérapies. Il s'agit d'une application médicale, d'une technologie tout à fait spécifique et il y a donc une forte exigence de sûreté. C'est le rôle de l'IRSN.

L'IRSN est un acteur de la santé publique. Vous intervenez d'ailleurs dans le Plan national Santé Environnement qui est en cours d'élaboration, dans sa quatrième version. L'utilisation du nucléaire dans le domaine médical soulève finalement, comme toute autre activité liée au nucléaire, des questions de sûreté, allant de la formation des professionnels au suivi des expositions, et bien sûr à la sûreté des installations. Il est important particulièrement pour cette activité de mieux comprendre les effets des faibles doses. Mes collègues ne manqueront pas de revenir sur divers sujets.

Pour ma part, je souhaite vraiment insister sur la sûreté du nucléaire dans le domaine médical et sur la manière dont vous diffusez la culture de sûreté. Cette culture de la sûreté, qu'on connaît bien dans le domaine des installations des réacteurs, n'est pas forcément la première des préoccupations des personnels médicaux. Et on le comprend bien. Les sources sont plus faibles. Cela pose des questions sur le transport des sources, mais aussi sur les applications. Les doses qui sont reçues par les patients lors de chaque diagnostic sont assez faibles. Pour autant, il y a une augmentation de ces pratiques et il nous faut assurer le déploiement de cette culture de la sûreté auprès des professionnels et des patients pour qu'ils aient certains réflexes quand on leur propose de l'imagerie.

Comment, finalement, à votre sens, la sûreté nucléaire dans le domaine médical évolue-t-elle en France et comment peut-elle s'améliorer ?

Comment améliorer aussi la perception, l'explication vis-à-vis du public toujours en lien avec cette notion de participation du citoyen que vous avez évoquée plusieurs fois ?

Je vous remercie.

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