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Intervention de Marie-France Bellin

Réunion du mercredi 5 juin 2019 à 9h30
Commission des affaires sociales

Marie-France Bellin :

Oui, je vais tenter de répondre à la première question. Concernant la multiplication des examens, en particulier dans le contexte d'urgence : il existe des travaux partagés avec la Société française de radiologie, qui édite un guide du bon usage des examens d'imagerie, et qui sert de référentiel aux professionnels pour juger de la pertinence des examens. Comme l'a déjà souligné Jean-Christophe Niel, pour limiter l'irradiation et la multiplication des examens, il est important de disposer d'un référentiel et d'apprécier, pour chaque patient, la pertinence de l'acte radiologique. Cela nécessite du temps. Cela nécessite parfois un contact direct avec le médecin clinicien qui a demandé l'examen. Comme vous l'avez également souligné, le dossier médical partagé est aussi une partie de la réponse, car on s'aperçoit souvent que les patients ont eu des examens itératifs dans les jours précédents ou les semaines précédentes. Or ceux-ci, jusqu'à présent, n'étaient pas intégrés dans un dossier commun. Le dossier médical partagé et les systèmes de réseaux d'images permettent donc d'avoir accès aux examens antérieurs. Cette analyse des examens antérieurs est très souvent informative pour juger de la situation présente et donc de la pertinence ou non de tel ou tel examen. Il est vrai aussi que l'on peut tenter – et on le fait tout le temps, dans la mesure du possible – de substituer un examen non irradiant, par exemple une échographie, ou une IRM, à un examen irradiant. Le référentiel, le guide de bonnes pratiques permet justement de lister les situations dans lesquelles une échographie est préférable à un scanner. Pour ce qui est de l'IRM, actuellement, les ARS sont juges de la recevabilité des demandes d'IRM par les établissements de santé. À cet égard, le nombre d'IRM est globalement en augmentation en France. Il est prévu un élargissement et une augmentation du nombre d'IRM. On substitue effectivement, chaque fois qu'on le peut, un examen irradiant par un examen non irradiant. Ceci est particulièrement vrai en radiologie pédiatrique, où l'IRM est très largement utilisée.

Ceci m'amène également à l'autre question concernant le système Charpak et la méthode d'imagerie qui s'appelle EOS, qui est effectivement une méthode non irradiante, avec un appareil qui est commercialisé par une firme française, il faut le souligner. C'est aussi une réussite industrielle française qui s'exporte. Le système est aussi bien connu dans le monde médical. Ses indications sont reconnues : on l'utilise beaucoup dans le contrôle, chez les jeunes patients qui ont des scolioses, qui vont avoir de nombreux examens, parce que l'irradiation est très peu importante. On l'utilise également pour des bilans de prothèses chez les adultes. Le système est commercialisé, se vend bien. On l'acquiert dans les hôpitaux. De nombreux hôpitaux pédiatriques en sont dotés, ainsi que les hôpitaux d'adultes. C'est une vraie avancée. Toutefois, cette méthode ne peut pas se substituer complètement à la radiologie standard dont elle n'a pas tout à fait les mêmes caractéristiques. L'examen se fait en position debout, et les temps sont plus longs, mais c'est un projet qui a vu le jour en France, qui est effectivement le fruit d'une recherche, celle de Georges Charpak, qui a pu donner lieu à la commercialisation d'un appareil. C'est un succès. C'est bien connu et c'est effectivement très intéressant. Je vais maintenant passer la parole à Jean-Christophe Niel.

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