Intervention de Jean-Baptiste Djebbari

Séance en hémicycle du jeudi 12 septembre 2019 à 9h00
Mobilités — Article 1er a

Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d'état chargé des transports :

Le repos du conducteur en cabine est ainsi désormais interdit, et des règles strictes ont été définies afin de mieux encadrer le cabotage. Certes, vous pouvez considérer que ces avancées ne sont pas suffisantes, mais elles constituent néanmoins l'embryon d'un cadre européen de protection sociale des travailleurs du secteur des transports.

Quant à ce qu'il convient de faire, il y a aujourd'hui plusieurs problèmes. Le premier est la vétusté du réseau. Nous engageons des fonds considérables pour la rénovation des voies. Il y a ensuite la question des sillons fret, c'est-à-dire de l'heure de passage des trains : les sillons actuels souvent ne permettent pas de livrer les colis à l'heure. C'est un réel problème, sur lequel nous travaillons. Il y a enfin un problème plus prosaïque, mais bien plus épineux : comment faire en sorte que des marchandises soient remises dans les trains ? Pour reprendre l'exemple que vous avez donné, monsieur Ruffin, le problème du Perpignan-Rungis, ce n'est pas le train lui-même, c'est qu'il n'y a pas assez de marchandises à mettre dedans. Cela suppose, et c'est ce que nous faisons en ce moment, de pousser les marchés concernés – en l'espèce, ceux de Rungis et de Perpignan – à remplir à nouveau les trains, en obtenant le soutien de la région Occitanie, pour faire en sorte que l'équilibre économique du fret ferroviaire soit plus soutenable. Veuillez croire que, sur ce sujet, nous sommes extrêmement mobilisés et que nous partageons les mêmes objectifs que vous.

Un dernier chiffre pour tordre le cou à l'idée que le budget des transports serait consacré à autre chose qu'au ferroviaire : aujourd'hui, 3 euros sur 4 sont attribués à ce dernier. Je crois que cela traduit plutôt bien notre ambition politique !

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