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Intervention de Jeanine Dubié

Séance en hémicycle du mardi 22 octobre 2019 à 21h30
Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2020 — Discussion générale

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJeanine Dubié :

Nous nous opposerons à la revalorisation différenciée des prestations sociales. Nous l'avons dit l'an dernier, nous le répétons cette année : cessons d'utiliser les retraites comme une variable d'ajustement budgétaire. Toutes les pensions, comme toutes les prestations sociales, doivent être revalorisées en étant au moins indexées sur l'inflation. Quel mauvais signal à l'heure où vous nous proposez de refonder notre système de retraites dans un objectif de justice sociale !

Pour ce qui est de la question de la dépendance et de la prise en charge du vieillissement de la population, des efforts sont faits, mais ils sont insuffisants. Nous saluons votre proposition d'indemniser le congé de proches aidants. Il s'agit d'une mesure très attendue, défendue par chacun d'entre nous ici. Cette décision, nous l'espérons, soulagera les quelque 8 millions d'aidants familiaux, dont au moins la moitié peinent à concilier leur engagement familial avec leur vie professionnelle. Toutefois, la durée maximale de cette allocation journalière – soixante-six jours, soit trois mois de travail, sur l'ensemble de la carrière – paraît bien insuffisante. La cohérence voudrait que la durée d'indemnisation soit alignée sur la durée du congé, soit un an. Nous proposons cependant un compromis en suggérant que cette durée soit fixée par décret en Conseil d'État, en tenant compte du degré de perte d'autonomie de la personne.

Pour le reste, il est difficile de se prononcer dès aujourd'hui, puisque les mesures concrètes ne seront présentées qu'à la fin de l'année, dans le cadre du projet de loi relatif au grand âge et à l'autonomie. Toutefois, compte tenu des déficits actuels et à venir, la proposition intéressante de Dominique Libault, qui suggérait d'affecter une partie du produit de la CRDS – la contribution pour le remboursement de la dette sociale – au financement du risque dépendance, nous semble largement compromise.

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