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Intervention de Julien Borowczyk

Séance en hémicycle du mardi 22 octobre 2019 à 21h30
Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2020 — Discussion générale

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJulien Borowczyk :

Ne nous y trompons pas : ce jury populaire voit le chômage en baisse, le pouvoir d'achat en hausse, la valorisation de l'intéressement – encore renforcée par ce texte – , le système de bonus-malus qui protège l'emploi, ainsi que la simplification administrative et fiscale qu'il attendait.

Ce procès à charge est aussi celui des solutions hâtives, prises sous le coup de l'émotion, qui ont conduit certains sous la lame vengeresse d'une guillotine populaire manipulée par la haine et la peur.

Imaginer que nous pourrions nous affranchir des engagements budgétaires européens pris par la France en manipulant ce PLFSS, c'est tout simplement condamner notre pays à l'échafaud et notre économie à la peine capitale. Or nous souhaitons tous, au plus haut point, une économie florissante. C'est justement parce que notre politique budgétaire est bonne que nous sommes parvenus à conserver un fort taux de croissance par rapport à nos voisins européens. Que l'on soit un observateur de gauche ou de droite, ces considérations économiques sont toujours un sujet de divergence. Pourtant, aujourd'hui, nos débats témoignent d'une convergence des discours contre la politique de l'emploi et du pouvoir d'achat que nous menons. Cependant, cette économie dynamique reste le meilleur garant de recettes pérennes et indispensables à notre sécurité sociale.

Puisque nous débattons de l'avenir du budget de la sécurité sociale et de ses prochains engagements, la métaphore anatomique est de mise. Le sang qui véhicule la vie dans chacun d'entre nous n'est-il pas toujours le même ? Entre le sang artériel et le sang veineux est tissé un réseau complexe de millions de capillaires, tous reliés entre eux, comme le sont le budget de la sécurité sociale et celui de l'État. Une telle interconnexion existe parce que tous les budgets sont intriqués. In fine, ce sang a toujours le même rôle : atteindre et nourrir le coeur pour que perdure la vie. Ce coeur pourrait être le peuple français qui vit au rythme d'un système de santé que nous devons accompagner et moderniser. Mme la ministre y travaille avec tous les professionnels de santé, pour restructurer et revitaliser notre tissu sanitaire.

Parce qu'un ONDAM reste un indicateur bien éloigné des préoccupations des soignants, parce qu'il est faux de laisser penser que la compensation est corrélée à l'ONDAM, parce que la démarche de la majorité s'inscrit dans le pragmatisme, nous souhaitons écrire une histoire durable et saine qui redonne du sens à la vie intime et professionnelle des soignants en France. Ce sens manque aujourd'hui aux professionnels qui se mettent au service des autres avec passion.

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