Intervention de Frédérique Vidal

Séance en hémicycle du lundi 28 octobre 2019 à 16h00
Projet de loi de finances pour 2020 — Mission recherche et enseignement supérieur (état b)

Frédérique Vidal, ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation :

La recherche sur la maladie de Lyme bénéficie déjà de financements nationaux, notamment à travers les programmes hospitaliers de recherche clinique et à travers l'ANR, ainsi que de financements européens, dans le cadre du programme Horizon 2020.

Pour ce qui relève des crédits de la MIRES, l'ANR finance notamment le programme de recherche participatif OHTicks– One Health Ticks – , coordonné par l'INRA en liaison avec l'Institut Pasteur, et qui consiste à mettre en place, dans quatre centres hospitaliers en France, une cohorte de suivi de personnes piquées par une tique et présentant différents symptômes. L'objectif est de mettre au point de meilleures méthodes de détection – notamment avec le séquençage haut-débit – et de caractérisation, donc d'améliorer le diagnostic.

Conduit sous l'autorité d'AVIESAN et de l'INSERM, le programme DIABOLYC – diagnostic borréliose de Lyme cutané – permet, quant à lui, un diagnostic cutané de la maladie de Lyme. La difficulté réside en effet dans la capacité à obtenir un diagnostic précoce, car on est parfaitement capable de traiter ensuite la bactérie Borrelia avec des antibiotiques. Le problème se pose si le diagnostic tarde et si d'autres effets apparaissent.

La mobilisation est également très forte du côté des cliniciens de la région Grand Est. En outre, le programme CiTIQUE, citoyens et tiques, financé par le ministère des solidarités et de la santé et la Commission européenne prévoit, en 2019, une nouvelle cohorte de recherche prospective de suivi de 8 000 patients suspectés d'être porteurs de la maladie de Lyme. Citons également les centres de compétence et de référence pour la prise en charge des maladies vectorielles, eux aussi gérés par le ministère des solidarités et de la santé.

À l'échelle européenne, le problème est également pris en considération puisque deux projets, financés à hauteur de 5,4 millions d'euros, ont été élaborés.

Enfin, les mesures dédiées du plan national de prévention et de lutte contre la maladie de Lyme et les maladies transmissibles par les tiques, mis en oeuvre par le ministère des solidarités et de la santé et les agences sanitaires, avec le soutien de l'INRA, sont une autre priorité.

C'est donc une recherche multiple et multipartenariale qui permettra de lutter contre cette maladie de façon mieux coordonnée. L'avis du Gouvernement est par conséquent défavorable.

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