Intervention de Meyer Habib

Séance en hémicycle du jeudi 31 octobre 2019 à 15h00
Projet de loi de finances pour 2020 — Action extérieure de l'État

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMeyer Habib :

… et trop pauvres pour payer des frais de scolarité qui explosent, comme l'a parfaitement rappelé Alain David. J'appelle à nouveau à une révision des critères d'attribution, comme je le fais depuis six ans.

J'appelle votre attention sur la mise en place des listes électorales et consulaires électroniques. Ces dernières années ont été marquées, dans certains pays, par de graves dysfonctionnements dans l'actualisation des listes. Un pays a été particulièrement touché, dans ma circonscription : Israël. Imaginez que 27 % des Français ont été rayés arbitrairement, et à tort, entre 2017 et 2018 ! Du jamais vu ! Je vous ai écrit à ce sujet, monsieur le ministre. Je demande qu'une véritable campagne d'inscription soit lancée, par tous les moyens de communication disponibles.

S'agissant du soutien à la vie associative, notre groupe regrette que les dotations au dispositif STAFE – soutien au tissu associatif des Français de l'étranger – restent à 2 millions d'euros, très inférieures aux 3,3 millions alloués à la réserve parlementaire jusqu'en 2017 – Anne Genetet l'a rappelé tout à l'heure. Surtout, nous déplorons que les parlementaires des Français de l'étranger soient exclus de la prise de décision.

Enfin, le programme 185 reflète une diplomatie d'influence qui affiche de grandes ambitions, mais sans traduction budgétaire. Le groupe UDI, Agir et indépendants prend acte avec satisfaction du fait que le PLF pour 2020 marque enfin une pause dans l'effondrement du budget de l'AEFE, en hausse de 25 millions d'euros pour atteindre 400 millions d'euros. C'est un point très positif, même si ces crédits supplémentaires ne permettent pas de compenser les 33 millions d'euros annulés sèchement en 2017.

Le 3 octobre, vous avez présenté, monsieur le ministre, une stratégie très ambitieuse de développement de l'enseignement français à l'étranger : doublement du nombre d'élèves, modernisation des outils pédagogiques, efforts de formation, renforcement du pilotage du réseau. Dont acte. Mais, par-delà ces 25 millions d'euros, y a-t-il un réel plan de financement, ou le surcoût va-t-il peser sur les parents d'élèves ?

Malgré d'indéniables efforts, la trajectoire budgétaire de la mission « Action extérieure de l'État » nécessite des éclaircissements si la France veut tenir son rang et développer une diplomatie efficace. Le groupe UDI, Agir et indépendants votera majoritairement pour ces crédits. Pour ma part, je m'abstiendrai.

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