Intervention de Bérengère Poletti

Séance en hémicycle du jeudi 31 octobre 2019 à 15h00
Projet de loi de finances pour 2020 — Mission aide publique au développement (état b)

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaBérengère Poletti :

Selon une étude produite par une ONG que vous reconnaîtrez sans doute, la France est classée, pour l'aide au développement, treizième sur vingt et un donateurs, obtenant une mention « assez bien » en matière de volume et de qualité de l'aide, et une mention « faible » pour le ciblage de celle-ci. Le ciblage, c'est la capacité qu'a la France d'atteindre ceux qui en ont le plus besoin. C'est donc un signe important d'efficacité – ou, en l'occurrence et selon cette étude, de non-efficacité.

Les enjeux sont pourtant immenses : climat, santé, éducation, et j'en passe. Le Président de la République a pris un engagement fort, au début de son mandat, en visant un chiffre de 0,55 % du revenu national brut affecté à l'aide publique au développement pour 2022, puis le seuil de 0,7 % prescrit par l'OCDE. Son ambition, que je partage, ne concerne pas seulement la quantité de l'aide, mais évidemment aussi sa qualité.

Vous avez trouvé une situation dégradée au début de ce mandat, puisque pas moins de 600 millions d'euros ont été supprimés durant la législature précédente. Comme il est plus facile de toucher aux aides directes, il s'en est suivi un déséquilibre – qu'il faudra corriger – entre l'aide multilatérale et l'aide bilatérale. Le fossé à franchir est de taille, puisque, partant de 9 milliards d'euros annuels, il vous faut atteindre 15 milliards, soit près de 6 milliards en cinq ans !

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