Intervention de David Lorion

Séance en hémicycle du lundi 4 novembre 2019 à 16h00
Projet de loi de finances pour 2020 — Écologie développement et mobilité durables

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaDavid Lorion, rapporteur pour avis de la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire :

Cela témoigne d'évolutions stratégiques de votre ministère : l'écologie ne serait plus un service public mais plutôt une politique publique comme une autre. Autrement dit, l'écologie se contenterait de crédits sans avoir besoin d'effectifs. Il s'agit d'une profonde erreur, car l'écologie, c'est avant tout une présence physique, d'agents sur le terrain.

Le ministère met en danger ses spécificités, notamment celle d'un service public ancré dans les territoires. Sur le terrain, j'ai entendu l'alerte des personnels qui m'ont expliqué qu'ils étaient sur une ligne de crête, et que tout rétrécissement ferait disparaître des pans entiers de la préservation de notre environnement.

Pourtant, en 2020, on supprimera encore 602 emplois ETPT dans les services déconcentrés. Ces suppressions d'effectifs font craindre la perte de la transmission des expertises, une perte irrémédiable des connaissances de terrain. À terme, la perte de ces informations rendra erratique toute mise en oeuvre d'une politique écologique efficace.

Vous l'avez compris, je suis en désaccord total avec les suppressions d'effectifs, qui touchent d'abord les territoires. Elles relèvent d'une vision comptable, contradictoire avec les objectifs politiques affichés par le Gouvernement. Ce budget ne comporte pas les garanties suffisantes pour le maintien et le développement d'une politique écologique, notamment dans le domaine de la biodiversité. C'est la raison pour laquelle votre rapporteur pour avis émet un avis défavorable à l'adoption des crédits du programme 217.

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