Intervention de Jean-Paul Lecoq

Réunion du mercredi 23 octobre 2019 à 9h30
Commission des affaires étrangères

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Paul Lecoq :

L'autre sujet est la bombe atomique. Quelle est aujourd'hui son utilité face aux menaces et aux enjeux ? Puisque nous sommes à la commission des affaires étrangères, nous observons que pour poser la France comme une des puissances nucléaires, 10,5 millions seront consacrés par jour à la bombe atomique cette année !

Nous apprécions les propos du rapporteur au sujet des retraites. S'il existe en France des régimes spéciaux de retraite, c'est en raison de la spécificité de certains emplois. Ceux des militaires et d'autres en font partie. Que chacun se rappelle de ce qui s'est dit ce matin lorsque nous serons appelés à aborder ce sujet important !

Les communistes ne peuvent plus admettre que l'on considère que l'OTAN, c'est comme avant et que cela ne pose pas de problème. Ce qui s'est passé en Turquie pose totalement la question de notre participation à cette organisation, mais elle se posait déjà avant, au regard de l'évolution des relations internationales, des puissances et du rôle de chacun. Il conviendra d'avoir une autre approche. Notre commission aborde souvent le multilatéralisme et le pouvoir à redonner à l'ONU. Or nous considérons que le multilatéralisme et le pouvoir de l'ONU sont aujourd'hui entravés par une puissance telle que l'OTAN. Je sais qu'une réunion de l'assemblée parlementaire de l'OTAN a eu lieu récemment à Londres, au cours de laquelle il n'a pas dû être simple de savoir quelle position adopter aux côtés des députés turcs.

En outre, au-delà de l'opération Barkhane proprement dite, se pose la question de l'utilisation éventuelle par les États et les chefs d'État dans cette région, qui ne sont pas tous des démocrates, des formations et des équipements que nous apporterions à leurs armées contre leurs propres peuples, comme cela s'est déjà vu. Notre armée devrait avoir une réflexion philosophique sur ce que nous allons laisser après notre départ.

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