Intervention de Sonia Krimi

Réunion du mercredi 23 octobre 2019 à 9h30
Commission des affaires étrangères

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaSonia Krimi :

Madame la présidente, en tant que membre de l'assemblée parlementaire de l'OTAN, je rappellerai tout d'abord que je ne suis ni pro-russe, ni pro-américaine, ni pro-communiste, ni libérale. Je fais seulement partie d'une génération qui pense qu'il faut arrêter le « bashing » de nos institutions.

J'entends dire : « Pourquoi 2 % ? Pourquoi pas 3 % ou 4 % ? » Ce chiffre a été calculé par rapport à l'apport des États-Unis, qui financent actuellement à plus de 70 % le budget de l'OTAN. Les États-Unis sont nos meilleurs amis en temps de guerre et nos meilleurs ennemis en temps de paix, c'est bien résumé.

Je m'étonne que les alliés n'aient pas accès à toutes les sources de renseignement de l'Alliance. Je viens d'envoyer un message au Secrétaire général de l'Assemblée parlementaire de l'OTAN à ce sujet et je m'engage à vous répondre par écrit. Il peut y avoir des cellules de coordination différentes, mais on ne peut pas dire qu'il existe une structure de renseignement interdite aux alliés. Ce serait grave. Cela voudrait dire qu'ils agissent contre nous, ce qui n'est pas vrai.

L'OTAN a évité bien plus de guerres qu'elle n'en a générées. Vous dites que son action est très faible, j'ai envie de vous dire : bienvenue en politique. Nos ennemis poussent, on recule, ils reculent, on pousse. Si on évite de se parler et si on se prive d'organes, même imparfaits, comme l'OTAN, alors ce sera la guerre.

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