Intervention de Jean-Paul Lecoq

Réunion du mercredi 23 octobre 2019 à 9h30
Commission des affaires étrangères

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Paul Lecoq :

Si, le seul groupe !

Cette guerre contre la Libye, que vous avez soutenue, Madame la rapporteure, a eu pour conséquence l'instabilité que nous connaissons aujourd'hui. Je le dis avec tristesse, mais peut-être que les jeunes filles qui ont fui les guerres ou les dictatures au sud du Sahara n'ont pas franchi la Méditerranée parce qu'elles sont passées par la Libye où elles connaissent une existence que nul ne saurait accepter. Notre pays devrait s'en inquiéter, pour les sortir des griffes entre lesquelles elles sont tombées. Il est très bien d'avoir posé la question des jeunes filles.

Notre pays continue à soutenir des régimes qui favorisent l'immigration. Je pense au Tchad, avec Déby, au Cameroun, à la Côte d'Ivoire, avec Ouattara, à Djibouti avec Omar Guelleh, au Ghana, au Congo, au Maroc et aux Comores, où se trouve actuellement le Président de la République. Le soutien de notre pays à ces « démocraties » ne favorise pas les choses.

Je partage le point de vue de ceux qui estiment que notre pays n'est pas à la hauteur pour le régime des réfugiés et de vie en attente. Je ne développerai pas les crédits pour l'accueil des mineurs non accompagnés. Le manque de moyens est une des raisons du mouvement social actuel à la Cour nationale du droit d'asile (CNDA).

J'ai eu le plaisir d'entendre un représentant de La République en Marche citer Bertrand Badie, qui est venu nous apporter des explications. Or, curieusement, quand nous traitions de l'immigration dans la commission, ceux qui affichent les positions les plus fermes sur ces questions n'étaient pas présents, alors qu'à la tribune d'aucuns avaient expliqué que ce n'était pas aussi dramatique qu'on voulait bien le dire dans certains discours.

J'évoquerai enfin brièvement l'aide médicale. Je suis député d'un port, et quand des marchandises entrent dans un port, les services vétérinaires commencent par vérifier qu'elles n'apportent pas de maladies. L'aide médiale pour les migrants vise aussi à faire en sorte que leur santé soit la meilleure possible. Il est notre responsabilité de financer cette action. Notre sécurité se profile derrière l'aide médicale, il faut la considérer comme étant salutaire pour les Français eux-mêmes.

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