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Intervention de Zivka Park

Séance en hémicycle du mardi 5 novembre 2019 à 15h00
Questions au gouvernement — Lutte contre le harcèlement à l'école

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaZivka Park :

Monsieur le ministre de l'éducation nationale, on dit qu'il reste toujours quelque chose de l'enfance – toujours. Lorsqu'il s'agit de harcèlement à l'école, qui mène nos enfants à la perte de confiance en soi et, parfois, à des situations dramatiques, la société n'a pas droit à l'erreur.

À la veille de la journée nationale de la lutte contre le harcèlement à l'école, je souhaite vous interroger à ce sujet, au nom des victimes, de leurs parents et des associations, qui font un travail considérable.

Oui, le Gouvernement s'est engagé dans la lutte contre le harcèlement à l'école, dans les écoles et sur les réseaux sociaux. Oui, aujourd'hui mieux qu'hier, les équipes pédagogiques ont les moyens et les formations pour réagir à ce danger qui guette. Oui, mais les chiffres sont là pour rappeler que notre action ne produit pas encore les résultats attendus. Au bas mot, un enfant sur dix est victime de harcèlement à l'école. Cela commence par presque rien – une insulte, des moqueries, des humiliations – et cela se poursuit par de la violence physique.

Les brimades se répètent, souvent dans un silence collectif, et mènent parfois au suicide. Je pense à Evaëlle, Matteo, Thybault et tant d'autres. L'école est un lieu d'apprentissage, qui ne peut se transformer en lieu de souffrance.

Monsieur le ministre, en France, nous savons prendre en charge les victimes ; nous savons sensibiliser ; mais nous ne savons pas encore suffisamment prévenir, comme le font la Suède ou la Finlande, par le moyen de programmes de prévention, tout au long de la scolarité.

Les établissements scolaires ne peuvent gérer seuls cette réalité complexe. La société civile, chère à Tocqueville, doit davantage se saisir de cet enjeu. Les associations de parents d'élèves, les associations sportives et culturelles, les médecins de famille – tout ce qui fait, en somme, la socialisation de nos enfants, au plus proche de leur quotidien – doivent s'en emparer.

Monsieur le ministre, quelles actions pouvons-nous engager afin de prévenir ce fléau collectivement, avec les établissements scolaires, et le prendre en charge rapidement, de manière à éviter de nouveaux drames ? L'enfance décide, vous le savez. Le harcèlement scolaire nous concerne tous. Combattons-le ensemble, pour nos enfants !

2 commentaires :

Le 06/12/2019 à 01:36, Une victime de harcèlement scolaire a dit :

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Zivka, comment peux tu avoir l’outrecuidance d'intervenir sur ce thème du harcèlement scolaire quand tu as été toi même un bourreau au sein des murs du collège Georges Politzer à La Courneuve entre 1998 et 2000.

Effectivement, il reste toujours quelque chose de l’enfance, toujours...

Ce n’est définitivement pas à des personnes comme toi de se saisir de cette cause...

Vous trouvez ce commentaire constructif : non neutre oui

Le 06/12/2019 à 06:39, Laïc1 a dit :

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Elle faisait quoi exactement ?

Vous trouvez ce commentaire constructif : non neutre oui

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