Intervention de Liliana Tanguy

Séance en hémicycle du jeudi 21 novembre 2019 à 9h00
Accession de la macédoine du nord à l'organisation du traité de l'atlantique nord — Article unique

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaLiliana Tanguy :

Je m'exprime en tant que responsable du groupe de suivi géographique de la commission des affaires étrangères pour la région des Balkans occidentaux. Les travaux que nous avons menés ces derniers mois ont beaucoup concerné le rapprochement de la Macédoine du Nord vis-à-vis de l'Union européenne ainsi que de l'OTAN. Je tiens avant tout à renouveler mes félicitations à la rapporteure, avec laquelle nous collaborons étroitement sur les sujets liés aux Balkans, et qui a présenté un excellent rapport.

Mme la secrétaire d'État a rappelé que la récente signature de l'accord de Prespa a ouvert à la Macédoine du Nord la voie du statut de trentième membre de l'Alliance. Permettez-moi de réitérer les compliments de notre assemblée aux exécutifs macédonien et grec pour cet accord historique. Et je salue la présence dans les tribunes du public de l'ambassadrice de Macédoine du Nord, Mme Jadranka Chaushevska Dimov.

Les progrès récemment accomplis par la Macédoine du Nord concerne de nombreux autres domaines : je pense à la modernisation de ses forcées armées, à la réforme de son secteur du renseignement ou encore à la lutte contre la corruption. Les rapports de progrès établis par l'OTAN le confirment, tout comme les rapports de la Commission européenne.

Face à ces constats, il me semble essentiel de rappeler pourquoi l'adhésion de la Macédoine du Nord à l'OTAN représente un intérêt pour tous : pour nous, Européens, comme pour nous, Français. Cette adhésion, qui fait suite à celle d'autres États des Balkans, a vocation à consolider les efforts de stabilisation de la région par l'Union européenne et par l'Alliance. La Macédoine du Nord se trouve au carrefour des Balkans et constitue de ce fait un espace stratégique pour l'Europe, y compris pour la France. L'élargissement de l'OTAN, tout comme celui de l'Union européenne, doit viser une finalité stratégique : devant le désengagement américain et l'absence de coordination face à l'agression turque, un débat s'impose sur l'autonomie stratégique européenne.

Dans ce contexte, nous devons encourager le parcours euro-atlantique du pays ami qu'est la Macédoine du Nord.

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