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Intervention de Michèle de Vaucouleurs

Réunion du mardi 3 décembre 2019 à 17h30
Commission des affaires sociales

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMichèle de Vaucouleurs :

Je tiens, tout d'abord, à saluer, au nom du groupe du Mouvement Démocrate et apparentés, la qualité du travail effectué. Le présent rapport constitue un éclairage pertinent à l'orée de la future réforme sur la dépendance.

L'ensemble de la société s'accorde pour reconnaître le dévouement et l'investissement des professionnels travaillant auprès des personnes en perte d'autonomie, sans toutefois que la question de leur rémunération, de leur statut, des conséquences physiques et psychologiques de leur métier soient considérées concrètement. La mission demandée par la ministre et le présent rapport constituent donc une première étape importante dans la prise de conscience par la puissance publique du rôle essentiel de ces acteurs de notre système de santé, qui seront demain la pierre angulaire de la réponse au vieillissement de notre population.

Dominique Libault l'avait déjà mentionné dans son rapport de mars 2019 : la première des conditions à remplir pour répondre à ce défi est de revaloriser et de sécuriser les emplois du secteur. À cet égard, nous souscrivons aux propositions formulées dans le rapport sur l'ambition en termes de recrutement, de reconnaissance, d'amélioration des conditions de travail et de restructuration des formations.

Quels leviers de financement pourront être actionnés pour que concrètement la fiche de paie des aides-soignantes, pour ne citer qu'elles, soit substantiellement revalorisée ? Nous avons voté dans le PLFSS le principe d'une prime pour tous ceux qui auront effectué la formation d'assistant de soins en gérontologie. Cela sera-t-il suffisant ? Si vos propositions visant à réduire la sinistralité constatée dans les métiers d'accompagnement sont intéressantes, ce sont bien les conditions habituelles d'exercice de ce métier qu'il faut réinterroger, soit tant le respect des conditions collectives que le montant des crédits alloués à ces aides afin que le temps consacré à chaque personne autorise davantage de bienveillance.

Madame El Khomri, avez-vous reçu des assurances concernant la possibilité d'embauche de 18 500 personnes par an jusqu'en 2024 afin de converger vers un accompagnement bien traitant pour les patients comme pour les accompagnants ?

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