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Intervention de Caroline Fiat

Réunion du mardi 3 décembre 2019 à 17h30
Commission des affaires sociales

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaCaroline Fiat :

De nombreux députés qui ont acquiescé à l'intervention de Mme Barboza ne faisaient que soupirer lorsque, depuis deux ans et demi, je répétais les mêmes propos. Je suis donc contente que vous soyez venue aujourd'hui, et que vous ayez trouvé les bons mots pour rendre compte de votre quotidien. Du moins, vous ne serez pas venue pour rien. Ce sera la bonne nouvelle de la soirée : les gens auront pris conscience du quotidien des aides à domicile et des professionnels de santé.

Les constats de votre rapport sont bons. En revanche, quelques propositions m'alarment, comme le fait que vous ne souhaitiez pas faire de distinction entre le privé et le public en matière de taux d'encadrement dans les EHPAD. Pourtant, avec 49 % dans les premiers et 64 % dans les seconds, la situation est très grave.

Vous proposez aussi de mettre fin au concours d'aide-soignante, tout en préconisant de se concentrer sur l'empathie des soignants, qui est précisément évaluée à l'oral du concours. Je ne vois donc pas l'intérêt de supprimer le concours s'il s'agit de renforcer cette compétence par la suite. Sur ce point, il faut faire confiance aux enseignants des IFAS.

Je ne comprends pas non plus la préconisation de voitures vertes pour les aides à domicile, car celles-ci n'ont déjà pas les moyens de s'offrir un véhicule.

Dans le rapport que j'ai corédigé avec Mme Iborra, nous avions préconisé de disposer de 210 000 soignants dans les EHPAD, en quatre ans, ce qui représentait un coût de 6 milliards d'euros. Vous proposez 93 000 postes pour l'ensemble de la filière, soins à domicile compris, que vous estimez à 880 millions. Vous comprendrez que cet écart me dérange.

Pour ce qui concerne la maltraitance institutionnelle que constitue le temps accordé pour la toilette, il est certain qu'aider une personne à faire sa toilette prend davantage de temps que de la lui faire. Maintenir l'autonomie est le métier du soignant, mais c'est bien le manque de personnel qui ne le permet pas.

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