Intervention de Frédérique Vidal

Séance en hémicycle du mardi 7 janvier 2020 à 9h00
Questions orales sans débat — Filière staps de l'université du mans

Frédérique Vidal, ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation :

Madame Karamanli, votre question relative à l'université du Mans porte à la fois sur la situation et le taux d'encadrement de la filière STAPS dans le cadre de la transformation du premier cycle, et plus largement sur l'évolution à venir de l'université dans son ensemble.

Je rappelle avant tout qu'un peu plus de 1 milliard d'euros sont prévus pour financer le plan Étudiants et la transformation du premier cycle. Près de 500 millions d'euros de crédits budgétaires sont prévus sur l'ensemble du quinquennat, auxquels s'ajoutent 450 millions d'euros du programme d'investissements d'avenir, PIA.

Dans le cadre de la loi relative à l'orientation et à la réussite des étudiants, l'université du Mans a ainsi bénéficié d'une première subvention pérenne de 392 500 euros, en contrepartie d'une augmentation des capacités d'accueil en première année de 157 places, dont 97 en filière STAPS. Cet effort s'est amplifié en 2019 : une deuxième subvention, d'un peu plus de 205 millions d'euros, a été accordée à l'établissement.

Les universités, dans le cadre de leur autonomie, disposent des financements et choisissent la façon dont elles les utilisent. Ainsi, au sein de l'université du Mans, un premier dispositif original a été expérimenté en 2018 et 2019, offrant aux étudiants qui en avaient le plus besoin des aménagements des cursus sur une année supplémentaire. Ce dispositif a été élargi, notamment à la filière STAPS : à ce jour, 271 étudiants au sein de l'université en bénéficient, dont 120 en STAPS. C'est pourquoi une autre dotation spécifique de 255 780 euros a été allouée au profit des étudiants en première année de STAPS, permettant de créer des postes supplémentaires et d'augmenter les recrutements.

Dans le cadre du dialogue stratégique et de gestion que j'ai souhaité mettre en place avec les établissements, le rectorat et l'université travaillent d'ores et déjà à la préparation de la prochaine rentrée et cherchent à déterminer le nombre de postes et donc les financements nécessaires à l'amélioration du taux d'encadrement.

Au-delà de ces financements liés à la transformation du premier cycle, j'ai souhaité accompagner l'université du Mans à hauteur de 200 000 euros pour sécuriser sa trajectoire de retour à l'équilibre financier, un objectif très important. Au total, l'université a reçu 1,1 million d'euros de crédits pérennes supplémentaires, auxquels se sont ajoutés 2,6 millions d'euros alloués au financement d'équipements sportifs.

Le dialogue stratégique et de gestion que j'ai souhaité instaurer entre mon ministère et les universités, au travers des rectorats, a vraiment pour objectif de mieux accompagner chaque établissement dans la mise en oeuvre de son projet.

Il nous permet d'ores et déjà de noter le dynamisme important de l'université du Mans qui s'impose chaque jour un peu plus comme un interlocuteur territorial de premier plan. L'université a souhaité faire de la proximité et la qualité pédagogique des éléments structurants de sa signature territoriale. Le Gouvernement l'accompagnera bien sûr dans cette démarche.

Grâce au partenariat fructueux qu'elles ont noué, les universités du Mans et d'Angers vont bénéficier de financements du programme d'investissements d'avenir – PIA – pour trois projets de rénovation pédagogique : Thélème, Étoile et ECRI+.

L'université du Mans pourra évidemment tirer profit de l'ensemble des mesures présentées par le Gouvernement dans le cadre de la loi de programmation pluriannuelle de la recherche dont nous aurons à discuter très prochainement.

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