Intervention de Martial Saddier

Séance en hémicycle du mardi 7 janvier 2020 à 9h00
Questions orales sans débat — Prévention des inondations et replantations d'arbres

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMartial Saddier :

Madame la secrétaire d'État, chers collègues, permettez-moi également de vous présenter mes meilleurs voeux pour la nouvelle année.

Je souhaite appeler l'attention de la ministre de la transition écologique et solidaire sur le décret du 28 août 2019 portant diverses dispositions d'adaptation des règles relatives aux ouvrages de prévention des inondations. S'il n'est pas question de remettre en cause la nécessité d'effectuer des travaux pour conforter les digues et prévenir les risques d'inondation, force est de constater que ce texte, qui prévoit de nouvelles règles applicables aux aménagements hydrauliques et aux systèmes d'endiguement, pose problème, puisqu'il impose de couper des arbres et interdit toute replantation une fois les digues rénovées. Cette interdiction s'applique à l'ensemble du territoire national, quels que soient les digues, les crues, les rivières, les fleuves ou les territoires, qu'ils soient urbains ou non.

Les acteurs locaux organisés en établissement public d'aménagement et de gestion des eaux – EPAGE – , en établissement public territorial de bassin – EPTB – , en contrat de rivière ou en schéma d'aménagement et de gestion des eaux – SAGE – souhaiteraient bénéficier d'une plus grande souplesse en matière de coupes et de la possibilité de replanter des essences compatibles avec les exigences environnementales et avec la stabilité des nouveaux ouvrages réalisés : cette souplesse est indispensable pour la protection de la biodiversité et l'adaptation au changement climatique, notamment en milieu urbain. Les différentes essences d'arbres plantées en bord de rivière concourent en effet au maintien et au développement de la biodiversité.

Madame la secrétaire d'État, il est nécessaire, selon moi, qu'un compromis soit trouvé entre la prévention des inondations et la préservation du milieu naturel qui caractérise les abords de nos cours d'eau. Quelle est la position du Gouvernement sur le sujet ? Pensez-vous qu'un compromis pourra être trouvé dans chaque territoire, en fonction de ses spécificités, entre les services de l'État et les acteurs locaux chargés de la gestion des cours d'eau et de la prévention du risque d'inondation ?

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