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Intervention de Jean-Pierre Pont

Réunion du mercredi 12 février 2020 à 15h05
Commission des affaires européennes

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Pierre Pont :

En tant que député de Boulogne-sur-Mer, je m'intéresse plus particulièrement à la pêche. Je conduis, avec mon collègue Pierre-Henri Dumont, un rapport d'information sur la pêche dans le contexte post-Brexit. Michel Barnier indique qu'il n'y aura pas d'accord global s'il n'y a pas d'accord sur la pêche, mais il est symptomatique que la Reine, dans son discours du Trône, ait indiqué que c'était le premier sujet au programme du gouvernement Johnson. 70 % des prises des pêcheurs français des Hauts-de-France se font dans les eaux britanniques. Leur accessibilité est le point de départ des négociations, mais elles porteront également sur les techniques de pêche, les tailles du maillage, le nombre et la puissance des bateaux. Une augmentation trop importante de la taille du maillage serait, par exemple, difficilement acceptable. La Grande-Bretagne pourrait également accepter la pêche électrique. Elle va également récupérer ses quotas : elle pourrait être tentée de les vendre aux enchères, en cas de désaccord avec les Européens. Comment se répartiront les quotas anglais ? Existera-t-il une forme de trilogue définissant les quotas et les dispositions techniques ?

Boulogne-sur-Mer est le premier centre européen de transformation du poisson. Les Britanniques ont accès à 450 millions de consommateurs européens. Ils exportent 70 % de leurs prises. Comment pourront-ils exporter leurs produits ? Qu'en est-il des poissons provenant d'Irlande ou d'Islande, qui transitent par la Grande-Bretagne ? Ces pays pourraient être tentés de passer par d'autres pays, comme les Pays-Bas. Ne faut-il pas craindre que des entreprises de transformations se rapprochent des sites de débarquement ?

En conclusion, le Royaume-Uni sera un état côtier indépendant et un nouvel accord de pêche doit être conclu avant le 1er juillet 2020. Cette date me semble irréaliste. J'ajoute que si la politique de la pêche est européenne, de grandes zones (la Norvège, l'Islande, et désormais la Grande-Bretagne) se situent en dehors de l'Union européenne. Ne faudrait-il pas une politique de la pêche continentale, pour une pêche plus durable ?

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