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Intervention de Virginijus Sinkevičius

Réunion du mercredi 12 février 2020 à 15h05
Commission des affaires européennes

Virginijus Sinkevičius, commissaire européen à l'environnement, aux océans et à la pêche :

Les objectifs fixés par le Pacte vert à l'horizon 2050 ne sont pas faciles à atteindre, mais ils sont alignés sur les recommandations des scientifiques. L'Union européenne peut être pionnière en matière de climat. Les conséquences du réchauffement climatique sont dévastatrices. Il est du devoir de tous les décideurs politiques de se pencher sur cette question. Il faut donc que nous continuions notre combat.

Dans le domaine du bâtiment, il faut déployer plusieurs solutions, dont l'économie circulaire. Le secteur est aujourd'hui un très grand producteur de déchets. Dans le cadre du Pacte vert, nous prévoyons un nouveau plan d'action pour l'économie circulaire. La France est un des pays leader dans ce domaine. Des solutions existent, même si elles sont coûteuses. Il faut encourager l'investissement et la recherche.

La biodiversité joue un rôle très important dans notre politique environnementale. Beaucoup d'objectifs fixés dans le cadre de la stratégie biodiversité à horizon 2020 n'ont pas été atteints. Il faut combler le fossé entre les objectifs et la réalité. Notre ambition est de protéger 30 % des aires maritimes et terrestres, mais les États membres doivent mettre en oeuvre leurs propres plans de gestion.

Dans ces aires protégées, l'activité de la pêche doit être encadrée pour qu'elle ne nuise pas aux fonds marins, mais cela doit se faire de la façon la plus indolore possible pour les pêcheurs. Nous sommes prêts à discuter avec les pêcheurs d'autres mesures fondées sur la recherche scientifique, qui soient tout aussi efficaces. Le coût environnemental doit toujours être pris en compte. Il y a quelques années, nous avons pris une décision très difficile concernant la pêche du bar en France. Désormais, nous pouvons discuter de quotas. Pour ce qui est du cabillaud, il faut accorder des quotas en prenant en compte l'enjeu de durabilité.

Enfin, après le Brexit, le cadre de la politique de pêche ne sera plus le même. Il est possible que nous parvenions à un accord profitable aux pêcheurs britanniques et européens, mais tout dépendra de l'avancée des négociations. Chaque année, nous avons des négociations sur les TAC et les quotas avec la Norvège et l'Islande : ce n'est donc pas quelque chose de nouveau. Dès que nous aurons le mandat de commencer les négociations, nous nous y mettrons.

Il y avait une question sur l'absorption par les océans et le reboisement. Ce sont des enjeux importants. Il en est de même de l'absorption par le sol, les forêts ou les océans. Toutes ces zones doivent être protégées et gérées convenablement. Cela fait partie de la stratégie de l'Union à l'horizon 2030 en matière de biodiversité.

L'Union européenne est le seul continent où la surface des forêts augmente, mais nous devons également réévaluer notre consommation, qui est le moteur de la déforestation sur d'autres continents, notamment en Amazonie. Toutes ces réflexions font partie de notre pacte vert.

Pour renforcer la résilience des océans, le projet de traité sur la haute mer est très important. Il est absolument essentiel de parvenir à un accord pour protéger la haute mer. Je suis personnellement impliqué dans les négociations et j'espère que nous parviendrons à conclure d'ici l'été, ou au plus tard à la fin de l'année. Cette question sera à l'ordre du jour de la conférence de Kunming sur la biodiversité.

Concernant l'ostréiculture, le plus important est la propreté de l'eau. Nous travaillons sur la mise en oeuvre de l'accord-cadre sur l'eau pour que l'évaluation et le suivi soient réalisés convenablement et que l'eau reste propre afin que les consommateurs européens puissent bénéficier d'huîtres de bonne qualité.

Il y a des règles très strictes concernant la pêche du bar. Nous avons constaté dans les deux dernières années une augmentation des stocks de bars. À l'heure actuelle, nous avons le sentiment que ce n'est pas excessif et nous allons poursuivre dans cette voie.

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