Intervention de Christian Rodriguez

Réunion du mercredi 22 avril 2020 à 9h30
Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la république

Christian Rodriguez, directeur général de la gendarmerie nationale :

Les violences observées sont le fait de nos « clients » habituels mais globalement, les contrôles sont bien acceptés et les règles respectées – le taux de verbalisation est de 4,4 %.

Outre-mer, c'est principalement Mayotte qui est concernée. Les caillassages, quotidiens, sont le fait de mineurs isolés d'autant plus désoeuvrés que les écoles sont fermées. Nous procédons à des interpellations, mais il s'agit de mineurs… Nous essayons d'être présents et d'anticiper. Les territoires d'outre-mer sont moins touchés par le virus que la métropole, ce qui est une chance compte tenu des conditions de vie de nombreuses personnes. Globalement, la population y respecte le confinement.

Les gendarmes ont droit à 48 heures de repos hebdomadaire, qu'ils passent confinés chez eux. Nous veillons au respect de ce cycle car les personnels doivent récupérer de leur fatigue physique et mentale. Par ailleurs, nous travaillons en bonne coordination avec les polices municipales.

S'agissant des stupéfiants, l'Office anti-stupéfiant (OFAST) travaille. Le confinement a entraîné la recrudescence de certains actes destinés à récupérer de l'argent, tels que la casse de distributeurs automatiques. Nous avons renforcé notre présence dans les zones sensibles. L'OFAST prépare aussi l'après-déconfinement.

Madame Vichnievsky, la réponse me paraît adaptée. Il est vrai que placer certaines personnes en détention tandis qu'on régule la population carcérale n'aurait pas de sens.

Nous établissons des priorités : les violences aux personnes sont traitées normalement mais les dossiers non urgents restent sur les étagères. À partir du 11 mai, beaucoup de gens voudront rattraper le temps perdu et demanderont que leur affaire soit traitée, mais nous devrons continuer à prioriser, car nos agents, eux, n'auront pas été confinés ; ils sont même extrêmement engagés.

Dans son périmètre, la gendarmerie ne constate pas beaucoup de problèmes dans les quartiers populaires, mais elle les surveille attentivement.

Effectivement, Zoom n'est pas entièrement sécurisé. Nous utilisons la messagerie Tchap et, pour les visioconférences, Cisco. L'essentiel est de réfléchir à ce qui doit être sécurisé : des échanges qui seront mis en ligne peuvent passer par des dispositifs plus classiques. Certains outils ont été développés pour le télétravail.

Aucun commentaire n'a encore été formulé sur cette intervention.

Cette législature étant désormais achevée, les commentaires sont désactivés.
Vous pouvez commenter les travaux des nouveaux députés sur le NosDéputés.fr de la législature en cours.