Intervention de Pierre Dharréville

Séance en hémicycle du vendredi 15 mai 2020 à 9h00
Diverses dispositions liées à la crise sanitaire à d'autres mesures urgentes ainsi qu'au retrait du royaume-uni de l'union européenne — Article 2 ter

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaPierre Dharréville :

Vous parlez d'urgence mais à quelle aune en juger ? Dans une décision, le Conseil d'État fait observer que quelque chose ne va pas et vous demande de le corriger. Je comprends qu'il soit pressé de vous voir apporter cette correction, mais je ne sais pas si cela relève de la même urgence que certaines des autres questions figurant dans ce projet de loi. Nous ne sommes pas du tout dans le même registre et, selon moi, il s'agit d'un cavalier. J'ignore ce qu'en dira le Conseil constitutionnel, mais je ne vois vraiment pas comment se justifie l'urgence en la matière.

Deuxième élément : cette disposition, qui affaiblit le droit de certaines victimes, met du sel sur les plaies. J'ai rarement vu mon collègue Moetai Brotherson aussi en colère et je prends donc très au sérieux l'alerte qu'il m'a demandé de relayer et que j'ai lue tout à l'heure dans notre hémicycle. La question mérite d'engager un véritable débat. Or, les conditions démocratiques ne sont pas tout à fait réunies, ne serait-ce que la présence des premiers concernés – même si, je le répète, cette question nous concerne toutes et tous, et pas seulement les Polynésiennes et les Polynésiens.

Madame la présidente, pour ne pas vous être trop désagréable, je n'ai pas lu tout à l'heure la fin de l'intervention de M. Brotherson. Permettez-moi d'en lire maintenant la dernière phrase : « Je le répète dans cette assemblée : les vies des Polynésiens valent mieux que cela. »

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