Intervention de François-Michel Lambert

Séance en hémicycle du jeudi 18 juin 2020 à 15h00
Contribution des hauts revenus à l'effort de solidarité nationale — Article 1er

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaFrançois-Michel Lambert :

Nous essayons de dépasser les totems et d'aller de l'avant : c'est pourquoi je remercie le rapporteur qui nous permet de nourrir nos réflexions. Du reste, les différentes prises de position des groupes sur ce texte – je pense à celle de M'jid El Guerrab – ne sont pas toutes hostiles au fait de demander à ceux qui ont le plus de moyens de contribuer à l'effort dans lequel nous devons nous engager.

Madame la secrétaire d'État, votre priorité est l'emploi. Après cette crise, j'en ai pour ma part plusieurs : outre l'emploi, il y a la solidarité, qui concerne non seulement les enjeux sanitaires, mais également le péril climatique à venir, qui sera bien plus destructeur pour notre société que la crise du covid-19, qui a pourtant affecté des millions de Français. Nous devons donc nous armer pour être à la hauteur du péril climatique qui se profile.

Aujourd'hui sont rendues publiques les 150 propositions de la convention citoyenne pour le climat, qui avait une totale liberté de réflexion, excepté sur la question de l'impôt, comme l'a décidé le Président de la République. Comment voulez-vous envisager des innovations permettant de transformer le pays si, d'entrée de jeu, le Président de la République décide d'un tel empêchement ? Je constate qu'une des propositions phares de cette convention est de passer à 28 heures par semaine : c'est la preuve que les citoyens veulent aller de l'avant dans le cadre des enjeux climatiques.

Vous le savez, le groupe Libertés et territoires réunit des députés d'origines très diverses, dont certains n'auraient peut-être pas partagé l'idée de cet amendement, qui consiste à créer un impôt non pas sur la fortune, mais de solidarité écologique et économique.

Le produit de cet impôt serait fléché vers le financement de la transition énergétique, ce qui permettrait de réinjecter de l'argent, madame la secrétaire d'État, dans l'économie réelle, celle des territoires, afin de financer la rénovation thermique ou l'énergie renouvelable.

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