Intervention de Béatrice Descamps

Séance en hémicycle du lundi 21 septembre 2020 à 16h00
Programmation de la recherche — Discussion générale

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaBéatrice Descamps :

Notre groupe soutient pour sa part une programmation resserrée sur sept ans, avec un effort plus important durant les premières années, afin que les belles ambitions contenues dans ce projet de loi ne soient pas soumises aux aléas politiques ou économiques.

Par ailleurs, nous avons pu entendre de nombreuses critiques portant sur l'augmentation du budget de l'ANR, qui aurait lieu aux dépens d'une recherche plus traditionnelle. Nous nous joignons, pour notre part, aux voix modérées qui vous invitent à répartir plus équitablement les financements entre ces deux types de recherche. Ce rééquilibrage est d'autant plus souhaitable que le plan de relance prévoit une enveloppe de 400 millions pour l'ANR dans les deux prochaines années. Par conséquent, dès 2021, celle-ci va gérer une somme importante d'argent public. Il paraît donc indispensable qu'elle transmette un rapport faisant état de l'utilisation de ses financements et de l'avancée des objectifs que l'on retrouve dans ce projet de loi, tant en matière de taux de projets financés que de préciput. Dans un souci de transparence, ce rapport devrait être présenté devant le Parlement. Nous faisons en tout cas une proposition en ce sens.

Au-delà de la programmation, ce texte fixe un ensemble d'orientations : nous reviendrons à mesure sur l'importance des innovations environnementales, médicales ou sociales, largement soutenues par notre groupe. J'aimerais aussi que nous portions une attention toute particulière à la recherche en matière artistique, dont on parle peu, mais qui doit trouver sa place dans ce débat. De même, nous tenons à rappeler ici que notre groupe veille et continuera à veiller sur les moyens alloués à la recherche sur les cancers pédiatriques. Il importe également d'insister sur le développement de la culture scientifique et d'un esprit critique dès le plus jeune âge – à l'école, bien sûr, mais aussi grâce aux programmes de l'audiovisuel public.

Enfin, madame la ministre, on ne peut parler de recherche sans parler d'université. Nous regrettons que le sujet de la précarité ne soit pas plus présent dans ce texte. J'ai bien retenu vos engagements, pris en commission, concernant les heures complémentaires ou encore les vacataires : nous resterons vigilants sur ces points. Nos universités accueillent cette année de nombreux étudiants supplémentaires, dans des conditions parfois, voire souvent, rendues problématiques par la crise sanitaire. N'oublions pas que pour avoir de bons chercheurs demain, il faut avant tout que les étudiants puissent aujourd'hui apprendre dans de bonnes conditions.

Comme vous le voyez, nous abordons ce texte de manière plutôt favorable, avec des critiques, mais aussi des propositions et des demandes. Nous espérons pouvoir oeuvrer de manière constructive à forger une recherche solide pour l'avenir.

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