Intervention de Brigitte Kuster

Séance en hémicycle du jeudi 1er octobre 2020 à 21h30
Prorogation de l'état d'urgence sanitaire — Après l'article 1er bis

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaBrigitte Kuster :

Je pose cette question, car, si vous êtes certainement pris entre le marteau et l'enclume – entre le conseil scientifique et d'autres acteurs – vous êtes ici devant les représentants de la nation, qui vivent au plus près des citoyens. Personne ne détient la vérité. Nous relayons sincèrement les retours qui nous parviennent du terrain. À titre d'exemple, samedi, des associations sportives de ma circonscription ont dû refuser des enfants qui venaient suivre leurs activités habituelles. La même semaine, ces mêmes enfants, dans les mêmes lieux, ont été autorisés à pratiquer les mêmes sports dans le cadre du temps périscolaire.

Les incohérences de ce type, que nous constatons au quotidien, posent problème : elles risquent de remettre en cause l'acceptabilité par les Français des mesures prises, qu'il s'agisse des vôtres ou de celles que nous votons. Vous avez raison de comparer notre situation avec celle d'autres pays, mais nous aurions pu citer d'autres exemples que les vôtres, qui n'allaient pas dans le sens général. Mais là n'est pas le débat. Il y a trop d'incohérences dans le quotidien des Français pour qu'ils acceptent les mesures qui sont prises actuellement.

Le problème majeur n'est pas que, si nos concitoyens vont faire la fête au Stade de France, ils reviendront en transports en commun, contrairement à ce que la rapporteure laissait entendre. Il n'y a pas besoin d'aller au Stade de France pour prendre les transports, les Français les empruntent tous les jours !

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