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Intervention de Julien Denormandie

Séance en hémicycle du lundi 5 octobre 2020 à 21h30
Mise sur le marché de certains produits phytopharmaceutiques — Après l'article 2

Julien Denormandie, ministre de l'agriculture et de l'alimentation :

Même avis.

Merci, monsieur Potier ; c'est ainsi que nous ferons avancer le débat. J'ai lu avec attention votre « plan B comme betterave ».

Vous avez commencé par évoquer le travail déjà réalisé. Le gouvernement précédent a en effet énormément travaillé sur l'agroécologie, et je veux ici rendre hommage à son action, et en particulier à Stéphane Le Foll. Les concepts ont beaucoup évolué : il y a vingt ans, j'ai pour ma part été formé à l'agriculture « raisonnée »… C'est une idée qui a complètement disparu des radars. Quinze ans après, on parle d'agroécologie.

Le plan Écophyto était tout à fait nécessaire. Mais ensuite, nous avons fait des choix. Je prends l'exemple des certificats d'économie de produits phytosanitaires. Stéphane Travert, ici présent, dont je salue le travail comme ministre de l'agriculture, a pris une décision, dont nous ne saurons que plus tard si elle était erronée ou pas : celle de séparer la vente et le conseil. La grande difficulté, c'est que cela ne va pas avec les certificats d'économie : on ne peut pas associer les deux. Il ne s'agit pas de détricoter le plan Écophyto, mais de tirer les conséquences de ce choix politique, que nous assumons. Les arrêtés de dissociation seront d'ailleurs bientôt prêts, après la mise en consultation.

Nous avons une différence d'appréciation sur un autre point. Je ne voudrais vraiment pas relancer le débat, ou heurter qui que ce soit, mais pour moi l'agroécologie est un moyen, et la souveraineté est la finalité. Nous devons construire cette agriculture forte sans laquelle il n'y a pas de civilisation. L'agroécologie est immensément importante parce que c'est l'un des moyens d'atteindre cette souveraineté, en dépendant moins des intrants et des produits phytosanitaires, et en assurant la pérennité de notre agriculture. Ce qui nous réunit, ce n'est pas au fond le débat sur l'agroécologie – et, vous l'avez dit vous-même, il est inutile d'opposer écologie et économie ; ce qui nous réunit, c'est l'organisation de la transition avec la filière.

Vous parlez du futur, et je vous en remercie, car exposer notre vision d'avenir pour la filière sucrière et betteravière française est essentiel.

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