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Intervention de Laurent Saint-Martin

Séance en hémicycle du mercredi 14 octobre 2020 à 15h00
Projet de loi de finances pour 2021 — Article 7

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaLaurent Saint-Martin, rapporteur général de la commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire :

Je ne répéterai pas les propos de M. le ministre délégué qui a bien présenté l'article et le travail mené entre Bercy et les OGA pour organiser l'accompagnement de ces organismes pendant la période de suppression progressive – j'insiste sur ce terme – de la majoration.

L'article 7 instaure avant tout une baisse des prélèvements obligatoires. Madame Dalloz, je reprends vos propos d'il y a deux ans : dans un amendement que vous aviez vous-même proposé, vous qualifiiez – à raison – ce prélèvement d'inique au motif qu'il reposait sur un revenu fictif. Je suis plus d'accord avec la Mme Dalloz de 2018, qui dénonçait une imposition à 125 %, qu'avec la Mme Dalloz de 2020. Il faut rendre cette fiscalité aux petites entreprises ; 100 millions d'euros, en temps de crise, ne seraient pas un geste de mauvais aloi !

En revanche, il n'est pas question de laisser tomber les OGA. L'article vise au contraire à les accompagner et à permettre que leur relation avec les entreprises repose davantage sur la qualité du service que sur une contrainte fiscale. Cette façon de réfléchir nous semble plus intéressante. En aucun cas, il ne s'agit d'une menace ni d'une volonté de mettre en difficulté la profession, éminemment utile pour sécuriser la documentation fiscale. Nous souhaitons la transformer, comme on aime à le faire dans cette majorité et la transformation, souvent, passe par une transformation fiscale. Nous souhaitons instaurer, entre les OGA et les entreprises, une relation commerciale, de service.

Je suis défavorable aux amendements de suppression car l'article est, à mon sens, gagnant-gagnant : on va faire mieux avec les OGA demain, sans la contrainte fiscale, tout en libérant 100 millions d'euros pour les petites entreprises.

1 commentaire :

Le 20/10/2020 à 14:53, marie23 a dit :

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Je suis Directrice d'OGA, et la seule manière de faire adhérer des entreprise, c'est d'avoir une contrepartie!!! Il faut être sur le terrain...et l'ECF ne concerne pas les OGA MAIS LES COMMISSAIRES AUX COMPTES; Les salariés des OGA ne font pas le même travail qu'un collaborateur comptable...Et comment allez vous nous accompagner???

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