Intervention de David Lorion

Séance en hémicycle du lundi 26 octobre 2020 à 9h00
Projet de loi de finances pour 2021 — Mission recherche et enseignement supérieur (état b)

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaDavid Lorion :

J'appelle votre attention sur un problème bien particulier : le cas des étudiants de la France des outre-mer. Les lycéens ultramarins remplissent, comme ceux de l'Hexagone, un dossier Parcoursup ; une grande partie de la dizaine de choix qu'ils effectuent se trouvent souvent, naturellement, dans l'Hexagone, et ils doivent attendre la fin du processus pour savoir le lieu l'algorithme leur permettra de poursuivre leurs études. Or certains sont affectés à Bordeaux, Toulouse ou Lille, tandis que des étudiants de Bordeaux, Toulouse ou Lille sont affectés outre-mer. Ces transferts d'étudiants de l'Hexagone vers les outre-mer, et inversement, pour les mêmes formations et le même diplôme – par exemple un diplôme d'infirmière – , posent tout de même problème. Quitter les outre-mer pour s'installer dans l'Hexagone n'est pas toujours financièrement possible. Certains ont donc le sentiment d'avoir été pénalisés par l'algorithme. Beaucoup d'étudiants ultramarins finissent par ne pas entrer dans l'enseignement supérieur, pour ces raisons financières.

Je connais personnellement une étudiante de La Réunion qui, alors que l'université est à quelques mètres de chez elle, a été affectée à Orléans, tandis qu'une étudiante d'Orléans était affectée à la formation en soins infirmiers de La Réunion… La distance complique énormément les choix des étudiants ultramarins.

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