Intervention de Jean-Baptiste Djebbari

Séance en hémicycle du lundi 9 novembre 2020 à 15h00
Projet de loi de finances pour 2021 — Écologie développement et mobilité durables

Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué chargé des transports :

Permettez-moi, tout d'abord, de revenir rapidement sur le protocole sanitaire que nous avons déployé pour les transports aérien et maritime. Dès mars et avril, nous avons mis en place des protocoles exigeants en termes de nettoyage et de désinfection, afin de construire un continuum de sécurité sanitaire dans lesquelles les tests se sont insérés.

Nous avons fait évoluer notre politique de tests au gré des avancées sur l'épidémie. Actuellement, nous essayons d'agir sur la circulation du virus en testant là où il circule le plus rapidement, ce qui nous a conduits à adopter une classification des pays. C'est un premier axe de travail.

Dans la vingtaine de pays classés « rouge écarlate », les tests sont obligatoires soixante-douze heures avant de prendre l'avion vers la France. Dans les pays classés « rouge » les tests sont aussi obligatoires soixante-douze heures avant le départ, mais ils sont également disponibles à l'arrivée – c'est le cas que vous évoquiez. Pour les pays classés « vert », essentiellement ceux de l'espace Schengen, nous faisons encore un travail ardu d'harmonisation au niveau de l'Union européenne, niveau pertinent d'une politique sanitaire globale. Ces règles seront obligatoires à partir du 11 novembre.

Deuxième axe de travail : rendre l'accès aux tests plus facile et plus rapide. Il y a une dizaine de jours, il y a eu un déploiement progressif à l'aéroport de Nice, en lien avec M. Estrosi et les services de la mairie. La semaine dernière, nous avons étendu l'opération à Orly, afin de protéger nos outre-mer. Cette semaine, nous lançons les tests à Roissy, à la fois au départ et à l'arrivée, de manière à assurer un continuum ainsi que la protection sanitaire la plus efficace possible.

Quant aux ports, ils bénéficient du même régime de protection sanitaire. Les tests sont réalisés sous la vigilance et le contrôle des armateurs, notamment pour les bateaux en provenance du Maghreb qui arrivent à Sète ou Marseille. Ce protocole exigeant s'applique de la même façon au trafic entre la Corse et l'Italie.

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