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Intervention de Mathilde Panot

Séance en hémicycle du vendredi 20 novembre 2020 à 15h00
Sécurité globale — Article 24 (appelé par priorité)

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMathilde Panot :

« On sait bien d'ailleurs que la diminution des libertés de tous, et de la dignité de chaque citoyen, n'a jamais provoqué nulle part d'accroissement de la sécurité » : savez-vous qui a écrit cette phrase ? Il se trouve que c'est le Président de la République, alors candidat, dans son livre intitulé Révolution. Il poursuivait : « il y a une France tout aussi exposée aux risques mais dont le visage se serait abîmé dans l'aventure ». Oui, avec cette proposition de loi, vous abîmez le visage de la France !

Nous avons rappelé dans la motion de rejet préalable la profonde différence philosophique qui existe entre les dispositions que vous proposez et les idées que nous défendons. En vous réclamant de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, vous affirmez que la sécurité serait la première des libertés. C'est si archaïque ! Je rappelle en effet à ceux qui l'auraient oublié que Le Pen, en 1992, avait pour slogan de campagne « La sécurité, première des libertés », et que l'UMP rabâchait cette formule en 2002 pour faire adopter une loi sur la sécurité intérieure et en 2004 pour une énième loi sur la criminalité. Convenez que la formule date.

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