Intervention de Emmanuelle Ménard

Séance en hémicycle du mardi 24 novembre 2020 à 21h00
Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2021 — Article 34 quinquies

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaEmmanuelle Ménard :

Cette mesure n'avait en tout cas pas fait l'unanimité lors de la première lecture du texte, puisque je m'y étais opposée. Je vais vous redire pourquoi.

Les sages-femmes ne peuvent actuellement pratiquer qu'une IVG médicamenteuse, jusqu'à huit semaines de grossesse, et non une IVG chirurgicale, jusqu'à douze semaines. La seconde peut demander une anesthésie ; c'est l'une des raisons objectives qui l'ont jusqu'à présent fait réserver aux médecins. Vous me paraissez tous d'accord pour adopter ce soir cette mesure d'expérimentation, mais, par définition, une sage-femme n'est pas un médecin : sa mission première consiste à aider aux accouchements, aux naissances, à donner la vie, non à réaliser une IVG et encore moins une IVG chirurgicale, qui, je le répète, ne correspond pas à la même pratique médicale qu'une IVG médicamenteuse. Ce n'est pas pour rien que la loi avait fait de l'intervention chirurgicale le domaine exclusif des médecins.

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