Intervention de Maxime Minot

Séance en hémicycle du lundi 14 décembre 2020 à 21h00
Projet de loi de finances pour 2021 — Article 3 undecies

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMaxime Minot :

Le Sénat a adopté deux amendements à l'article 3 undecies, visant à élargir à l'ensemble des représentations du spectacle vivant non musical le bénéfice du crédit d'impôt destiné au théâtre, et à relever temporairement – jusqu'à la fin de l'année 2022 – le taux du nouveau crédit d'impôt pour le théâtre à 20 %, contre 15 % aujourd'hui, et à 35 % en ce qui concerne les TPE et PME. À l'heure où le monde de la culture ne peut continuer à être la variable d'ajustement de la politique sanitaire contre le coronavirus, un sentiment d'injustice et de colère anime ce secteur. C'est ce à quoi le Sénat a voulu apporter une réponse, que vous remettez en cause.

La dureté de la crise sanitaire et les éventuelles disparités constatées dans le soutien de l'État pourraient exacerber les tensions existantes entre les différentes disciplines artistiques et les différentes structures, selon qu'elles sont à but lucratif ou non. Par exemple, dans le spectacle vivant non musical, des incompréhensions se font jour autour de l'exclusion de plusieurs esthétiques – comme la chorégraphie, le cirque de création, le théâtre de marionnettes – du bénéfice du nouveau crédit d'impôt théâtre prévu par les députés, finalement réservé aux seules représentations d'oeuvres théâtrales dramatiques, alors que le législateur, dans le cadre du PLF 3, avait manifesté sa volonté qu'il s'applique à l'ensemble des représentations qui pouvaient avoir lieu dans un théâtre.

Pour remédier à ces exclusions, un amendement a donc été adopté au Sénat, ouvrant le bénéfice de ce crédit d'impôt à l'ensemble des représentations de spectacle vivant non musical, dans la mesure où la crise sanitaire a frappé de manière identique l'ensemble de ce secteur. Il s'agit d'une mesure de bon sens qu'il faut conserver, car tout doit être mis en oeuvre pour aider le secteur à survivre à cette crise sans précédent – « quoi qu'il en coûte », n'est-ce pas ?

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