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Intervention de Stéphane Viry

Séance en hémicycle du mardi 12 janvier 2021 à 15h00
Plan gouvernemental en faveur de la jeunesse

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaStéphane Viry :

Je pense également au suicide des jeunes, qui devrait nous laisser sans voix, tout autant que la configuration, qui se dessine, d'une génération oubliée, sacrifiée, celle du covid-19.

La réponse apportée par le Gouvernement, c'est la plateforme « 1 jeune 1 solution ». Certes, madame la ministre, vous mettez de l'argent ; c'était le minimum. Mais le compte n'y est pas. Il n'y a pas que les chiffres ; dans les politiques publiques, quand on agit, l'humain importe, et l'argent ne constitue pas la seule réponse possible. Votre choix a été de multiplier les crédits des dispositifs existants et de supprimer des conditions pour en bénéficier.

Mais, plutôt que cette politique du chiffre, pour relever le défi et donner un avenir professionnel aux jeunes, avec l'objectif que leur entrée sur le marché du travail soit aussi solide et rapide que possible, il faut une logique et une exigence de parcours. Ce sont là des éléments de terrain que je vous rapporte, madame la ministre. Actuellement, un jeune peut cumuler les dispositifs sans but, les enchaîner sans objectif ni perspective, sans logique, ni réelle prise en charge. C'est toute la limite de votre plan.

D'autres solutions auraient été plus simples, plus percutantes. Par exemple, on pourrait imaginer un contrat de travail spécifique pour la jeunesse : les six premiers mois de salaire seraient pris en charge par l'État, sur le modèle de l'activité partielle ; l'exonération de cotisations sociales serait ensuite totale pendant deux ans, pour l'entreprise, la structure ou l'association qui embaucherait un jeune en CDI.

Par ailleurs, madame la ministre, vous auriez dû profiter de cette période pour ouvrir des chemins, remettre en cause des postulats en matière de politique pour la jeunesse. Ouvrir des chemins, cela aurait consisté à prendre le virage associatif, de stimuler l'engagement associatif et le fonctionnement des associations avec la fougue et l'énergie de la jeunesse. Il aurait fallu explorer des champs, par exemple celui du périscolaire ou de l'extrascolaire, en allant bien au-delà des solutions actuelles.

J'ai une question concernant le SNU – service national universel. Des crédits supplémentaires ont été demandés : pour quoi faire ? Où en est ce projet ? Il semble bien en panne. Alors que la crise sanitaire provoque des transitions et des ruptures, il eût été opportun de faire progresser les relations entre l'éducation nationale et le marché du travail. Le dialogue actuel est insuffisant et peut-être même infructueux, au préjudice de la jeunesse.

1 commentaire :

Le 25/01/2021 à 17:22, claire_lsf (Etudiante en Informatique) a dit :

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Là vous voulez juste dépenser les sous de l'Etat dans l'emploi des jeunes. Le gros problème en France c'est que notre système éducatif tue la créativité et l'esprit d'entreprise. C'est au niveau des écoles primaires, des collèges et des lycées qu'il faut agir. Investissez dans des formations pour les professeurs, inspirez vous des écoles suédoises, redonnez l'envie de vivre et d'apprendre aux jeunes. L'éducation nationale détruit et déprime tant par sa machine infernale...

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