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Intervention de Bastien Lachaud

Séance en hémicycle du mardi 26 janvier 2021 à 21h00
Lutte contre la maltraitance animale — Article 1er

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaBastien Lachaud :

Oui, monsieur le ministre, nous sommes opposés à l'élevage intensif, et oui, il existe en France un élevage intensif qui pose problème quand 1 % des fermes produisent plus de 50 % des porcs, poulets et oeufs du pays.

M. Dombreval l'a reconnu, et il a raison de souligner que les élevages de visons posent un problème sanitaire. Il faut en finir avec ces élevages, pour éviter tout risque d'apparition de variants du covid-19. Le même problème existe pour tous les élevages intensifs : on sait bien que la promiscuité de nombreux animaux au sein d'un même espace clos, comme le sont ces fermes-usines dénoncées tant par Greenpeace que par la Confédération paysanne, et donc par des éleveurs – ne vous en déplaise, monsieur le ministre – , induit un risque de contamination et donc un risque sanitaire.

Au-delà, l'élevage intensif pose un véritable problème, y compris pour les éleveurs, parce qu'il concourt à la mise en concurrence avec l'étranger et au problème du prix des produits agricoles. Il entraîne aussi des conséquences sur leur vie.

Un agriculteur se suicide tous les deux jours en France : c'est la preuve que cette profession a un problème, et qu'il faut l'aider. Ce n'est pas en la maintenant dans un système qui détruit la nature et qui détruit les hommes que nous y parviendrons. Oui, monsieur le ministre, nous sommes opposés à l'élevage intensif, car nous sommes pour une agriculture paysanne, écologique, biologique, une agriculture qui respecte l'humain, l'animal et la nature. Non, nous ne changerons pas d'avis !

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