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Intervention de Brigitte Bourguignon

Séance en hémicycle du mardi 2 février 2021 à 15h00
Questions au gouvernement — Souffrance psychologique des jeunes

Brigitte Bourguignon, ministre déléguée chargée de l'autonomie :

Le mois dernier, vous le savez, le ministre des solidarités et de la santé a fait un point d'étape sur la politique de soutien à la santé mentale. J'avais moi-même commandé un rapport sur la santé mentale dès mon arrivée au Parlement – ce secteur n'a en effet pas attendu la crise sanitaire pour être en souffrance. Ce point d'étape fut l'occasion pour le Gouvernement de réaffirmer sa préoccupation en la matière car, comme vous le soulignez, la crise sanitaire a favorisé une multiplication des cas de troubles mentaux d'une ampleur que nous ne pouvions envisager il y a un an.

Le Président de la République a souhaité que se tiennent les assises de la psychiatrie et de la santé mentale. Des actions spécifiques ont été menées dans tous les secteurs, notamment en faveur des jeunes et des étudiants. Un soutien, une écoute dédiés aux professionnels eux-mêmes ont été déployés par le Gouvernement, aux côtés des réseaux qui se sont mobilisés pour entendre nos concitoyens.

Reste que cette préoccupation nous emporte au-delà de la crise sanitaire qui, en la matière, a certes retardé certains chantiers, mais en a accéléré d'autres. Le dispositif de suivi VigilanS a été instauré dans quatorze régions et 15 000 personnes en ont déjà bénéficié. Quelque 60 millions d'euros supplémentaires ont été mobilisés en 2020 pour renforcer l'offre de soins en santé mentale et, grâce au Ségur de la santé, nous ouvrons 160 postes de psychologues.

Notre feuille de route a été enrichie par le Ségur de la santé et nous allons l'adapter, bien sûr, au contexte. Le dispositif VigilanS sera présent sur tout le territoire national pour contribuer à la prévention du suicide. L'appel à projets du fonds d'innovation organisationnelle en psychiatrie sera reconduit ; la coordination des acteurs sera renforcée par un dispositif de première ligne, dit médecins généralistes psychologues, et les 104 projets territoriaux de santé que vous évoquiez seront renforcés. Enfin, je ne le rappelle pas, un « chèque psy » est désormais accessible aux étudiants en complément des 1 600 emplois étudiants référents. Vous le voyez, nous sommes à la tâche.

1 commentaire :

Le 20/05/2021 à 07:52, Ml chapuis (psychologue clinicienne) a dit :

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Cette réponse ne répond pas à la question pourquoi faire une prescription médicale pour aller voir un psychologue ? Le psychologue est seul formé à l'évaluation psychologique, il est à même de pouvoir évaluer et orienter une personne si son état psychique nécessite AUSSI un suivi médical.

Vous trouvez ce commentaire constructif : non neutre oui

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