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Intervention de François Ruffin

Séance en hémicycle du jeudi 18 février 2021 à 9h00
Aide individuelle à l'émancipation solidaire — Article 1

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaFrançois Ruffin :

Quand a surgi la crise, vous avez très vite instauré le prêt garanti par l'État – PGE – pour les entreprises et le chômage partiel pour les salariés, deux bonnes mesures qui n'avaient rien à voir avec du cousu main adapté à la situation de telle ou telle boîte. Elles ont permis de construire un véritable filet de sécurité. Pour les jeunes, rien de tout cela. Vous proposez des petits bidules allant dans tous les sens avec 150 euros par-ci et 200 euros par là : des dispositifs tellement confus qu'il faut accompagner ceux qui pourraient en bénéficier pour qu'ils comprennent ce qu'on leur propose. Vous lancez une sorte d'« étudianthon » : comme le Gouvernement ne fait pas le boulot, voilà que Leclerc et Intermarché s'y collent.

Nous ne voulons pas enfermer les jeunes dans un minimum, dites-vous. Le Président Macron a déclaré qu'il savait « ce que c'est de boucler une fin de mois difficile » pour avoir quand il était adolescent « vécu, à un moment donné, avec environ 1 000 euros par mois ». Ces 1 000 euros, les étudiants aimeraient bien les avoir, c'est grosso modo deux fois plus que le RSA ! Lui ne s'est pas senti enfermé dans ce minimum, pas plus que les enfants des 10 % les plus riches qui reçoivent 700 euros par mois de leurs parents. Qu'en est-il des enfants des 90 % qui, eux, n'ont rien de tout ça ?

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